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Michel Stefani

L'alternative de gauche à la politique de Macron et à l’aventure institutionnelle libérale

10 Juin 2022

L'alternative de gauche à la politique de Macron et à l’aventure institutionnelle libérale, c’est le sens du vote le 12 juin pour les candidats de la Gauche solidaire écologique présentés et soutenus par le PCF.

Le gouvernement de coalition de la gauche et des écologistes agira dès le 1er juillet pour l’augmentation des salaires, des retraites, des prestations sociales et le blocage des prix ; pour la retraite à 60 ans ; la hausse des salaires et le blocage des prix ; le développement des services publics, la nationalisation d’EDF et d’ENGIE, les moyens pour l’hôpital public ; pour une politique étrangère de désescalade de coopération entre les peuples et de paix dans le monde…

Augmenter les salaires et les retraites, construire des logements sociaux et encadrer les loyers, redéployer les services publics et donner les moyens à l’hôpital pour soigner les gens, préserver la continuité territoriale et le droit aux transports publics, maintenir la péréquation tarifaire pour les abonés au gaz et à l’électricité… ne nécessite pas d’évolution institutionnelle ni d’en passer par l’article 74 avec lequel le risque serait réel de voir s’accentuer la domination économique des monopoles du Consortium des patrons corses et de Rubis Vito et s’aggraver la politique libérale des bas salaires et de la cherté de la vie et des low cost et grandir la pénétration et la pression mafieuse.

Le 12 juin chaque voix s’additionnera pour donner toute sa force au programme de la NUPES et le poids politique nécessaire pour le mettre en œuvre avec une majorité de gauche à l’Assemblée nationale et un nouveau gouvernement défenseur du progrès social et écologique.

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Réponse au candidat LFI

9 Juin 2022

Karl Tomasi candidat de LFI me qualifie de menteur et exhibe ma profession de foi en me reprochant d’affirmer, si je comprends bien, de vouloir la victoire de la gauche unie au soir du 19 juin.

Je ne comprends pas, comme je ne comprends toujours pas, pourquoi les dirigeants parisiens de LFI n’ont pas voulu que l’accord national s’applique à la Corse à moins que les parrainages, obtenus par Jean Luc Melenchon après la rencontre d’Éric Coquerel avec Gille Simeoni et Jean Félix Acquaviva, aient influencé ce positionnement précédé de peu par la proposition de "garantir à la Corse son statut d’autonomie" en l’inscrivant dans la Constitution à l’article 74.

Cela étant aucun des candidats présentés et soutenus par le PCF dans les 4 circonscriptions ne communique en usurpant l’appellation NUPES contrairement aux candidats LFI. De même sur les professions de foi consultables sur le site du ministère de l’intérieur, ils s’autorisent à dire qu’ils font partie de la NUPES mais ils nous l’interdiraient alors que le PCF, comme EELV et le PS, est signataire de cet accord politique et porteur du programme qui en découle.

Karl Tomasi ironise sur ma candidature "la huitième" dit-il. Il devrait être moins ironique d’une part parce que son mentor est candidat à toutes les élections depuis 1983 d’autre part parce que lui-même en février dernier disait qu’il ne voulait pas être candidat en sachant que le processus de désignation me concernant dans la première circonscription de Haute Corse était conclu et ma candidature annoncée.

Les résultats du premier tour de la présidentielle ont réveillé ses ambitions et celles de ses amis... soit ! Et c’est en effet au lendemain du premier tour, qu’avec Inseme a Manca, ils nous ont expliqué que le PCF devait s’effacer dans 3 circonscriptions sur 4 au nom du rassemblement.

Karl Tomasi dit que l’implantation de son mouvement en Corse remonte au mois d’octobre dernier. Or chacun sait qu’en 2017 LFI a eu des candidats dans les 4 circonscriptions de Corse et qu’à l’issue de ce scrutin le PCF a répondu favorablement à leur demande de constituer une liste de rassemblement LFI PCF pour les territoriales suivantes de décembre 2017.

Cette liste pourtant conduite par LFI sera torpillée par Jean Luc Mélenchon qui ne voulait pas d’accord avec le PCF (la mort et le néant). En désavouant ses représentants en Corse, il qualifiera l’accord de "tambouille" pour ensuite dire qu’il préférait la démarche "dégagiste" des nationalistes.

Tels sont les faits et, n’en déplaise aux actuels, nouveaux, candidats de LFI dont la mémoire est sélective, notre engagement politique et militant est permanent. Nous n’attendons pas seulement que les résultats électoraux soient en notre faveur pour exister et proposer l’union. Nous l’avons montré aux municipales en 2020 et aux territoriales en 2022 mais nos appels à l’union n’ont pas été accueillis favorablement.

Changer de politique dans le pays pour vivre mieux en Corse, c’est notre seul objectif. Toutes les voix de gauche s’additionneront au soir du premier tour pour renverser le gouvernement Borne Macron et permettre au second tour d’avoir la majorité de gauche qui prendra dès le premier juillet les mesures d’urgence sociale attendues par les plus modestes indépendamment de la réforme institutionnelle.

Il appartient à présent aux électeurs de trancher.

Le 12 juin, nous leur proposons, ce qui est normal pour une élection, de nous accorder leur confiance parce que nous sommes les seuls candidats en Corse à proposer l’alternative de gauche à Macron et à l’aventure institutionnelle libérale.

Michel Stefani

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