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Michel Stefani

La crasserie de mediapart

22 Février 2022

Que mediapart révèle un secret de polichinelle est une chose, que mediapart confonde journalisme d’investigation et journalisme de suspicion en est une autre.

La veille d’une émission de grande écoute sur Europe 1, à laquelle Fabien Roussel était invité, le hasard aura voulu que la « révélation du secret le mieux gardé par le PCF » envahisse les réseaux sociaux. Le sous entendu sent mauvais : « Fabien Roussel ne serait pas celui que vous croyez, il touchait 3 000 euros par mois pour un emploi fictif d’assistant parlementaire ».

Outre l’erreur sur la rémunération, en vérité inférieure, mediapart demande à son « accusé » de se justifier sans avoir qualité pour ce faire ni même sans se pencher au minimum, c'est à la portée de n’importe qui, sur le site de l’Assemblée Nationale afin d'y consulter la fiche de synthèse n°81 au titre II, concernant les fonctions des collaborateurs parlementaires. Ainsi sont précisés les éléments suivants :

« Le collaborateur joue le rôle que chaque député lui fixe à l’intérieur de l’équipe qu’il a recrutée. Certains députés concentrent leur équipe dans leur circonscription, d’autres à Paris, d’autres encore répartissent leurs collaborateurs entre l’Assemblée nationale et la circonscription. En pratique, les deux tiers environ des collaborateurs sont attachés à la circonscription du député tandis qu’un tiers travaille au Palais Bourbon.

Les tâches confiées dépendent des besoins du député et des compétences de la personne recrutée :

  • la plupart des collaborateurs se voient confier des tâches d’assistance et de secrétariat comme la tenue de l’agenda, la prise de rendez-vous, la permanence téléphonique et l’assistance à diverses tâches matérielles ;
  • les collaborateurs les plus qualifiés, disposant par exemple de diplômes de second cycle universitaire, apportent une contribution à l’exercice du mandat parlementaire : rédaction de discours, préparation de propositions de loi et d’amendement, représentation au sein du groupe politique, etc…

En application de la loi organique du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, sont publiées depuis le mois de juillet 2014 sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique les déclarations d’intérêts et d’activités des députés comportant les noms des collaborateurs parlementaires. Les noms des collaborateurs des députés sont également publiés sur le site de l’Assemblée nationale depuis 2017 ».

Le bilan du Député Jean Jacques Candelier, « employeur » de Fabien Roussel, sur la législature de référence est éloquent mais médiapart n’a pas jugé utile dans son enquête de le regarder tant il est évident que cette activité implique le travail réel des collaborateurs. S’y ajoute l’activité dans la circonscription, la présence sur le terrain de tout instant et à toute heure mais le fin limier de mediapart ignore cela. S’il ne connait pas grand-chose de ce militantisme, il est pardonnable car le journalisme d’investigation lui prend tout son temps.

Conclusion : Fabien Roussel dirigeant politique au PCF n’aurait pas du exercer ces fonctions, non rémunérées, en même temps que celles d’attaché parlementaire. Ce n’était un secret pour personne, sauf pour le fin limier de mediapart. Appartient-il à ce dernier d’en juger ? Non, comme il semble assez saugrenu 10 ans après de réclamer au débotté les « pièces justificatives » de son travail au service du Député sur tout le territoire de la circonscription comme à l’Assemblée nationale.

Morale de cette histoire lisez l’Humanité ce 22 février vous en apprendrez plus à ce propos et continuez les jours suivants, vous vous sentirez mieux…

Enfin, et surtout, faites campagne avec confiance, pour les jours heureux et Fabien Roussel, dans l’intérêt et au service des plus modestes, des ménages populaires et des travailleurs. Ce sera la meilleure réponse à ceux qui, inquiets de la « dynamique Roussel », s’emploient de mauvaise foi à la freiner.

Michel Stefani

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Le gouvernement doit mettre en œuvre le blocage et le contrôle des prix en Corse

15 Février 2022

Les Corses, depuis 1986 et la levée du contrôle des prix, subissent les effets de la flambée des prix qu’ils s’agissent des carburants ou des biens de consommation courante. On approche le demi-siècle et le constat demeure : malgré les dispositifs fiscaux, normalement à l’avantage de l’automobiliste et du consommateur, les prix sont en moyenne plus élevés que sur le continent.

Les gouvernements successifs depuis le grand conflit social de 1989 et la réponse cinglante de Michel Rocard (« avec la Corse nous avons atteint le plafond de la solidarité »), aux dizaines de milliers de Corses alors dans la rue, aucun 1er ministre ne s’est préoccupé de cette situation et du fait que ni les réfactions de TVA, ni le franco port, inclus dans la dotation de continuité territoriale, ne permettaient à tout le moins de garantir des prix identiques à ceux du continent.

En Corse la vie est chère, très chère même et les salaires sont en moyenne inférieurs à la moyenne continentale. Cela aurait du justifier depuis longtemps que le gouvernement se préoccupe de l’usage fait de l’argent public et donc de la solidarité nationale à ce propos.

Rapport Prada, IGF, Autorité de la concurrence rien n’y fait pourtant il est question de captation de la solidarité nationale au détriment des automobilistes et des consommateurs. Alors oui il est temps et grand temps que le gouvernement agisse pour qu’enfin les services de l’Etat fassent rapidement toute la lumière sur la formation des prix en Corse, sur la captation de la solidarité nationale. Cela implique qu’immédiatement le gouvernement mette en œuvre simultanément le blocage et le contrôle des prix en Corse.

Michel Stefani

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