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Michel Stefani

Un PCF pleinement engagé dans la bataille pour la transformation sociale et la transition écologique.

28 Mai 2019

Au lendemain de ce scrutin des européennes, les progressistes sont face à une double exigence élaborer un projet politique qui réponde aux attentes de progrès social et écologique ; reconstruire une perspective et un rassemblement à gauche crédibles.

C’est un paysage politique dévasté par le calcul politicien d’Emmanuel Macron qui se révèle à nos yeux après ce scrutin écrasé par l’instrumentalisation de l’électorat poussé de fait à arbitrer un match truqué entre LaRem et le RN. Alors qu’en Europe les forces politiques autoritaires et xénophobes se renforcent et ne cachent pas leurs ambitions, ce cynisme est lourd de dangers pour la République et notre pays la France.

Prés de 24 millions d’électeurs inscrits n’ont pas voté, 1 million ont voté blancs et nuls. C’est la photographie d’une France profondément affectée par la crise démocratique et une urgence sociale durement ressentie dans les couches populaires modestes confrontés à la baisse du pouvoir d’achat et aux inégalités, à la précarité de l’emploi et du logement, au difficile accès aux soins et aux services publics, aux ponctions sur les retraites.

Le sursaut de participation est ainsi traversé par trois données significatives : un électeur sur deux n’a pas voté ; l’opposition à la politique Macron/Philippe s’exprime notablement à travers l’extrême droite qui capte 40 % des votes « gilets jaunes » et arrive en tête une seconde fois après 2014 ; l’urgence écologique transcrite dans la progression de 4.5 % d’EELV avec un gain de 1,3 million de voix et le plus fort taux d’adhésion chez les électeurs de moins de 25 ans.

Dans le cadre institutionnel actuel, dont la clé de voute est la présidentielle, ces trois forces politiques se positionnent d’ores et déjà en se confondant dans la même posture hors clivage droite gauche.

L’échec est marquant pour Les Républicains ramenés à 8.5 %. Le Pen d’un côté et Macron de l’autre ont pu siphonner cet électorat avec d’autant plus de faciliter que les transferts de l’ancien ministre Mariani au RN ou l’appel à voter Renaissance de Raffarin y incitaient.

A 6.3 %, l’érosion de 13 points de la France Insoumise par rapport à la présidentielle sanctionne une stratégie partisane incarnée par l’omniprésence de Jean Luc Mélenchon dans la campagne et ses ambigüités sur la conception du rassemblement, son positionnement à l’égard de la gauche, ou encore ses hésitations plan A plan B.

Menacé de passer sous la barre des 5 % le PS arrive finalement, juste derrière en sauvant les meubles à 6.19 %. Quant à GénérationS les 3.7 % poussent effectivement Benoit Hamon vers la sortie qu’il annonçait en cas de résultat insuffisant.

Le PCF attendait mieux que les 2.5 % obtenus après une belle campagne et un engagement militant prometteurs, autour de la liste emmenée par Ian Brossat révélation, s’il en est, de cette élection. Absent des deux présidentielles précédentes, il était essentiel dans ce scrutin de progresser par rapport à l’élection présidentielle de 2007 et au résultat de 1.7 % enregistré alors. Le scrutin n’étant pas à la proportionnelle intégrale, le PCF n’aura pas de parlementaire européen malgré les 565 000 électeurs qui ont choisi « le bulletin rouge » du progrès social et écologique. Cependant on peut voir le chemin accompli et celui qui reste à faire pour installer une remontée d’influence durable et indispensable afin de surmonter, dans le rassemblement l’éparpillement de la gauche.

En Corse malgré une participation en légère hausse de 1.5 % l’abstention reste très forte à 62 %. Le RN en progression de 5 200 voix par rapport à 2014 obtient 23 835 voix et 27.74 % en y ajoutant Debout la France à 2.13 % c’est, comme à la présidentielle, un tiers des électeurs qui se sont exprimés à l’extrême droite mêlant dans ce vote colère et déception, nationalisme et xénophobie.

Les Républicains à 12.22 % et 10 495 voix sont loin des 26.3 % et des 21 044 suffrages de 2014 avec une perte de 11 449 voix. Dans de nombreuses communes, à quelques exceptions comme Calvi, Borgo ou Ghisonaccia, la droite républicaine se retrouve ainsi en difficulté malgré l’unité montrée autour du candidat Xavier Bellamy et affaiblie pour partie par la poussée de l’extrême droite et la stabilité de La Rem à 15.03 % soit trois points de moins que la présidentielle et 12 915 voix.

On peut également considérer que la droite reste impactée par le vote nationaliste comme cela s’est vérifier aux territoriales. La liste EELV Jadot est arrivée deuxième, avec 18 873 voix et 22 %, qui correspondent sensiblement au résultat obtenu sous l’étiquette Régions et peuples solidaires en 2014 17 207 voix et 24.5 % sans les Verts qui faisaient alors 3501 voix et 4.38 %.

Le PCF, cinquième, obtient 3307 voix et 3.85 % devant le PS 2998 voix 3.49 %, la FI 2717 3.16 % et GénérationS 1198 voix 1.39 %. Dans ces conditions les communistes continueront à œuvrer contre les politiques qui détruisent les vies comme l’environnement pour satisfaire la finance et le capital.

Il s’agit d’arracher les avancées sociales et démocratiques attendues par les travailleurs et les organisations syndicales en lutte dans les entreprises ; de mettre en échec le projet gouvernemental de contre-réforme des retraites, les reculs démocratiques contenus dans les réformes institutionnelles en préparation ; de gagner l’augmentation des salaires et des pensions, une sécurité sociale étendue, un plan d’urgence pour les services publics ; d’imposer la justice fiscale et de sanctionner l’évasion fiscale ; d’utiliser l’argent public en faveur des populations en priorité.

C’est ainsi déterminé que le Parti communiste français reste pleinement engagé dans la bataille pour la transformation sociale et la transition écologique.

Michel Stefani

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Réponse à Riolo

21 Mai 2019

Jean Nicoli

Chroniqueur sur RMC Daniel Riolo s’en prend au Parti Communiste Français en affirmant qu’il aurait collaboré avec les nazis.

Nous pourrions répondre à l’insulte par l’insulte face à ce front bas dont la pensée transpire les mots de « je suis partout » cet hebdomadaire de collabos zélés ou sa plume aurait eu bonne place s’il avait vécu à cette sombre époque de notre histoire dont il n’a qu’une connaissance partielle.

Oui nous avons mieux à produire, nous avons quelques dizaines de milliers de noms, nos martyrs, fusillés, décapités, torturés, déportés, gazés, morts les armes à la main.

Le Chant des Partisans est notre, nous avons la fierté de compter dans nos rangs les Résistants qui ont libéré la Corse : Jean Nicoli, décapité par les chemises noires, Gabriel Peri fusillé par les nazis, Titus Bartoli fusillé par les nazis à Châteaubriand aux cotés de Guy Moquet, Danielle Casanova déportée morte en camp de concentration, Dominique Vincetti brigadiste mort les armes à la main, André Giusti et Jules Mondoloni morts les armes à la main, Charlot Bonafedi mort les armes à la main...

Antoinette Carlotti, Arthur Giovoni, Maurice et Emma Choury, Raoul Bénigni, François Vittori, Pierre et Renée Pagés, Albert et Marie Stefanini, Léo Micheli, Raymond Lenziani, Bati Fusella, Pierre Griffi, Albert et Rose Ferracci, Nonce et Jéromine Benielli, Jérôme Santarelli, Madeleine Pinelli, Louise Lucchetti, Louise Cimino, Berthe Vittori, Simon Vinciguerra…

Michel Stefani

 

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FONCTION PUBLIQUE. UN PROJET DE LOI DESTRUCTEUR

9 Mai 2019

Généralisation des contractuels, casse du statut et des services publics… le gouvernement s’attaque aux droits et garanties de la fonction publique acquis à la Libération dans la cadre du programme du Conseil national de la Résistance sous la responsabilité des ministres communistes Maurice Thorez, Charles Tillon, Ambroise Croisat, Marcel Paul, François Billou siégeant dans le premier gouvernement de Charles de Gaulle.

Le gouvernement Macron/Philippe aura donc réussi le tour de force d’amener tous les syndicats à se mobiliser contre son projet de loi dit de « transformation de la fonction publique » mais en réalité destructeur de la fonction publique. Toutes les organisations syndicales le rejettent unanimement et sans ambiguïté et considère cette politique « contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s ». Depuis cinq mois, le mouvement des gilets jaunes et les organisations syndicales soulignent le besoin de services publics. Pendant dix mois, les syndicats ont présenté au gouvernement des propositions pour faire évoluer le secteur public. Le gouvernement n’en a cure et continue d’avancer au pas de course pour « économiser » et privatiser. Dès la semaine prochaine, le projet de loi sera discuté en séance publique à l’Assemblée nationale pour une adoption définitive avant l’été.

Cette politique néfaste correspond aux choix des chefs d’Etats et de gouvernements qui siègent au Conseil européen où se définissent les politiques budgétaires conformes aux critères de Maastricht en un mot l’austérité sous l’objectif de baisse de la dépense publique sociale et utile.

Près de deux tiers des agents sont des femmes. Majoritaires dans le secteur public, elles n’en subissent pas moins les inégalités, tout comme dans le privé. Payées 19 % de moins que leurs homologues masculins, elles occupent plus de 82 % des postes à temps partiel, souvent imposés, se concentrent dans les filières les moins valorisées et les moins bien payées, avec une évolution de carrière tronquée. Plus nombreuses dans la catégorie A (64%), seules 41% d’entre elles accèdent à des postes de directions. Ce projet de « transformation » du secteur public aurait pu être l’occasion d’obtenir l’égalité. Il n’en sera rien. Sans remettre en cause la mixité dans les filières, le texte va aggraver la situation des plus fragiles et la discrimination touchant les femmes en particulier en multipliant le recours aux contrats à des agents non titulaires, en créant des contrats de mission limités dans le temps, en réduisant et diminuant le pouvoir des instances représentatives du personnel sur les parcours professionnels. Une situation inégalitaire que le projet de loi accentuera avec la possibilité d’accroître le recours aux temps partiels et aux contractuels.

Déjà, 67% des non-titulaires sont des femmes. Et augmenter la part du salaire au mérite intensifiera les dégâts. Cette part pourra atteindre 20% du salaire et l’évaluation de ce mérite se fera sur des tâches professionnelles qui seront en dehors des missions prévues par les statuts.

Chacun sait que le temps des femmes et celui des hommes sont fortement déséquilibrés du fait des tâches ménagères toujours imputables aux femmes et de la prise en charge plus importante des ascendants et descendants. Il est donc évident que ce “mérite” sera plus fréquemment octroyé aux hommes qu’aux femmes. Et les inégalités salariales risquent de se renforcer dans la fonction publique. Le titre V du projet de loi tente d’apporter des réponses en obligeant à des plans de prévention sur l’égalité et de lutte contre les discriminations, mais l’employeur n’est tenu à aucune obligation de résultat… de plus le projet de loi vide les commissions administratives paritaires de leurs prérogatives et supprime leur avis sur ces questions. On limite les contre-pouvoirs. Avec plus de flexibilité pour bouger le personnel, les managers publics décideront seuls.  De même, la fusion prévue des CT (comités techniques) et des CHSCT restreindra les leviers d’action contre les injustices, les violences et les risques psychosociologiques. En s’attaquant aux droits et garanties des agents, le projet de loi va augmenter la précarité dans la fonction publique avec des conséquences lourdes sur les services rendus aux usagers et plus largement aux populations.

Face à cela il y a la mobilisation dans la rue mais il y a aussi le bulletin de vote le 26 mai. Le plus indiqué est rouge c’est celui du PCF et de la liste conduite par Ian Brossat. Il permet de donner un carton rouge à Macron au gouvernement et au MEDEF.

Michel STEFANI

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