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Michel Stefani

A Furiani : “Ce n’est pas la girouette qui tourne c’est le vent“.

29 Novembre 2017

Le 28 novembre les Furianaises et Furianais ont été destinataires d’une lettre de leur Maire dans laquelle il explique en quoi le scrutin des 3 et 10 décembre sera “capital“ pour la Corse.

Avec humilité il précise : “je veux vous apporter mon modeste éclairage“.

S’il le faisait en tant que citoyen, cela serait moins contestable, mais il se trouve qu’il signe en tant que Maire et qu’à ce titre il se situe au-delà de l’engagement préalable à son élection à ce poste.

Libre à lui de se déclarait favorable à une “autonomie de plein droit dans la République française et l’Union européenne“ ce qui correspond à la définition utilisée par Gille Siméoni, mais dans ce cas il doit faire preuve de clarté dans son recyclage opportun, pour ne pas dire opportuniste.

Au nom du simple respect des électrices et électeurs auxquels il s’est adressé aux municipales afin qu’ils lui accordent leur confiance.

Il doit donc dire aux Furianaises et aux Furianais qu’il est aussi favorable au statut de résident, au statut de fiscal et à la zone franche, à la remise en cause des principes de la laïcité, comme ce fut le cas avec le questionnaire aux enfants scolarisés, à la charte de l’emploi local qui accentue la mise en concurrence des travailleurs…

Et naturellement après avoir été dithyrambique à l’endroit de Paul Giacobbi pour obtenir les aménagements d’accès routiers, au demeurant indispensables, pour la 6ème commune de Corse, le voila encensant “le travail de la majorité régionale nationaliste qui a été en deux ans exemplaire“.

“C’est avec cet état d’esprit [nous dit-il] que mon adjoint s’est engagé avec mon appui sur la liste Pè a Corsica“. On passera sur l’aspect suffisant du “moi de baronnie“ pour se remémorer les positions affichées au moment des municipales, 3 ans ce n’est pas si loin, face à son adversaire d’alors arborant cette appartenance politique.

“Seuls les imbéciles ne changent pas d’idées“ dit le proverbe mais il est une citation d’Edgard Faure dont on peut souligner l’intemporelle pertinence : “Ce n’est pas la girouette qui tourne c’est le vent“.

Force est de reconnaitre que sur ce champ politique “ni à droite ni à gauche“ les libéraux à tout crin peuvent également soutenir avec ravissement le gouvernement Macron-Philippe-Gattaz en acceptant sa politique antisociale.

Voila pourquoi aux Furianaises et Furainais qui restent attachés aux valeurs fondatrices de la gauche dans notre pays, aux valeurs républicaines de Liberté d’Egalité de Fraternité, les communistes de Furiani proposent un choix alternatif clairement identifiable à gauche, écologiste et antilibéral, celui de la liste “L’avenir, La Corse en commun-L’Avvene, A Corsica in cumunu", sur laquelle figure René Fini l’adjoint en charge des affaires sociales et la conseillère municipale Dominique Torre.

Tous deux comme le groupe des élu(e)s de cette sensibilité politique sont connus et reconnus pour leur fidélité à cet engagement politique, dans le combat contre les inégalités, au service de l’intérêt général, “des spoliés de la terre“ disait le Résistant communiste Jean Nicoli.

 

Michel Stefani

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Il est formellement interdit d’utiliser la marque “Insoumise“

24 Novembre 2017

A l’heure du “Black Friday“, les quelques aigris, de la petite équipe locale encore soumise à JLM, se sentent pousser des ailes. À défaut d’assumer pleinement l’engagement qu’ils prétendent avoir en allant au combat, ils préfèrent (inspirés qu’ils sont par le guide suprême) tirer dans le dos de celles et ceux qui dans cette élection représentent au front la seule option à gauche antilibérale.

La sentence est tombée depuis Paris, il est formellement interdit d’utiliser la marque “Insoumise“ dans cette élection et sans doute auront nous droit d’ici peu à en répondre devant le juge puisque paraît-il il s ‘agit d’une "usurpation".

Dans le combat de classe contre la bourgeoisie ces révolutionnaires en peau de lapin ont une ambition, peu noble s’il en est, nous faire condamner une seconde fois devant les tribunaux la première ayant été formulée par JLM en personne qui a demandé aux électeurs de nous sanctionner.

Alors le 3 décembre à celles et ceux qui restent attachés aux valeurs fondatrices de la gauche dans notre pays aux valeurs républicaines, d’Egalité, de Liberté et de Fraternité, nous disons n’hésitez pas à faire le choix de la liste “L’avenir, La Corse en commun - L’Avvene, A Corsica in cumunu“.

C’est la certitude du vote clair, du vote antilibéral face :

  • à la liste “macroniste“ prête à se diluer un peu plus avec les deux autres listes de droite
  • aux listes nationalistes dont l'objectif est de mettre le cap sur les rivages incertains du fédéralisme européen voire de l’autodétermination.

Michel STEFANI

 

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Territoriale 2017 : les électrices et les électeurs sont face à deux choix antagoniques.

16 Novembre 2017

La course au trône de Corse, dans son sprint final, révèle avec force le caractère antidémocratique de la réforme institutionnelle qui accouchera dans la douleur d’une collectivité unique dotée d’un pouvoir hyper-concentré pour exercer encore plus de compétences économiques et sociales.

Assorti d’une prime de 11 sièges à la liste qui arrivera en tête ce scrutin, qui pour la première fois voit seulement 7 listes engagées au premier tour, est le reflet d’une logique électorale renforçant la bipolarisation politique au détriment de la démocratie, de la pluralité politique et des contenus programmatiques.

L’enjeu de pouvoir supplante tous les autres avec un double phénomène à attendre le vote utile d’un côté, pour ceux qui sont susceptibles dès le premier tour d’être qualifiés pour l’exercer et de l’autre côté, l’abstention de ceux qui trouvent aucune raison de se rendre aux urnes pour une troisième fois consécutive en 6 mois car leurs attentes, essentiellement sociales, sont ignorées scrutin après scrutin.

Cette Collectivité unique, imposée sans que les Corses n’aient été consultés par référendum, assèche la démocratie en même temps qu’elle inquiète, par la précipitation qui a prévalue et l’impréparation apparente, sur de nombreux points épineux de la fusion notamment ceux du budget et de l’endettement, ceux de l’harmonisation des services et des postes en “doublon“, ceux de l’aménagement et de l’équilibre territorial…La farce du transfert de l’OPHLM de Corse du Sud en fait démonstration. Sans oublier le but essentiel qui consiste à réduire la dépense publique.

Autre inquiétude ressentie celle relative à la frénétique volonté d’engager dès le 2 janvier 2018 une nouvelle réforme institutionnelle pour nous conduire sur un chemin hasardeux sous couvert d’autonomie pour les uns, d’un régionalisme de dernière heure pour les autres, d’autodétermination pour les indépendantistes.

Voilà pourquoi, il est indispensable d’aborder les questions essentielles qui hantent la vie quotidienne d’une grande majorité de Corses et souvent la compliquent, en l’occurrence le chômage, la pénurie de logements sociaux, la cherté de la vie, l’obstacle à pouvoir se soigner, se déplacer…Et ce n’est pas leur faire injure que de rappeler ici l’abstention à l’Assemblée nationale des Députés nationalistes sur les ordonnances de la loi travail comme sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Ces 30 dernières années la Corse a changé, les inégalités se sont creusées comme jamais et nous avons assisté à une captation par une minorité de la richesse produite grâce à la commande publique et la solidarité nationale.

Il faut donc s’attaquer concrètement à cette réalité en commençant par mettre fin au détournement des 194 M€ de réfaction de TVA pour rendre du pouvoir d’achat aux ménages modestes.

De même, 100 M€ sont versés chaque année aux entreprises, il faut que cet argent public, émanant de la solidarité nationale, serve plus significativement à créer de l’emploi stable, augmenter les salaires, dispenser de la formation, sécuriser la vie professionnelle.

Cette élection place en fait les électrices et les électeurs face à deux choix antagoniques :

  • Soit laisser une poignée de grands patrons corses de la distribution, du BTP et des transports faire main-basse sur les fonds publics et le pouvoir d’achat des Corses pour maintenir dans la réforme institutionnelle permanente un modèle économique déséquilibré et inégalitaire dont ils sont les seuls bénéficiaires ;

  • Soit reconquérir une vraie politique de solidarité nationale fondée sur la réduction des inégalités sociales et territoriales, une autre répartition des richesses, la défense des services publics, le maintien des circonscriptions administratives départementales pour impulser une politique permettant d’améliorer la situation de l’ensemble de la population.

C’est cette dernière voie que propose la liste l’Avenir, la Corse en commun, l’Avvene, a Corsica in cumunu, soutenue par la Corse insoumise, le Parti Communiste Français, Manca alternativa/Ensemble.

C’est la seule liste à offrir une alternative à la fois à la politique antisociale du gouvernement Macron-Philippe-Gattaz et à la majorité présidentielle comme à la majorité régionale nationaliste emmenée par Gilles Siméoni et Jean Guy Talamoni sur le chemin du fédéralisme européen. Et effectivement, cette liste est bien la seule de gauche à incarner le combat antilibéral pour la justice sociale.

Michel STEFANI

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JLM la compréhension de la Corse, la tambouille et le prozac

8 Novembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lendemain du dépôt de listes en préfecture et à la veille d’un meeting de lancement de campagne avec Pierre Laurent secrétaire national du Pcf, JLMélenchon a choisi de s’exprimer, non pour respecter l’engagement sur place de femmes et d’hommes qui ont fait en Corse sa campagne mais en leur crachant dessus.

C’est la seconde fois et c’est une fois de trop.

La meilleure réponse sera de venir nombreux au meeting de soutien à la liste de rassemblement "L'avenir, la Corse en commun - L'Avvene, a Corsica in cumunu" constituée de manière transparente et démocratique par la Corse Insoumise et le PCF.

La seule liste de gauche dans ce scrutin.

JLMélenchon n'en a cure, lui il fait "le pari" pour la Corse de "l’autonomie institutionnelle" défendue par les nationalistes au prétexte que trois des leurs siègent désormais à l’Assemblée nationale. Lui qui n’a même pas daigné venir en Corse pour la présidentielle, tranche sur la foi d’un scrutin marqué par une abstention massive.

"Pour comprendre leur démarche", il annonce qu’il rencontrera les députés nationalistes. C'est le coup médiatique qu'il justifie en nous reprochant, à nous qui sommes confrontés quotidiennement à la réalité de la Corse dans toutes ses dimensions, d’avoir réalisé une alliance qui "tournerait le dos à toutes les grandes questions qui se posent à la Corse".

Nous savions que l’humilité n’était pas le fort de JLMelenchon mais là il crève le plafond en nous expliquant cela depuis son bureau parisien par l’intermédiaire des médias via son blog.

Il se dit que le ridicule ne tue pas. Lui ne risque rien.

Toutefois nous tenons à sa disposition, s'il en fait la demande, une importante documentation qui pourra l'aider dans ses efforts de compréhension de la Corse.

Il évoque aussi un dirigeant du PCF qui aurait dit que la FI était partie prenante de cet accord et crie à la "provocation aggravant le divorce". Même sans le dire nous l’avions compris JLMélenchon pense qu’il incarne à lui tout seul le rassemblement et tout ce qui peut se faire autrement n’est que "tambouille" après quoi il dénonce "l’usurpation d’identité".

A ce stade il ne nous reste plus qu’à lui recommander le prozac.

Michel Stefani

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