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Michel Stefani

FI : la fermeture et une seule démarche celle voulue par JL Mélenchon

26 Octobre 2017

Au détour d’un point presse de présentation de la prochaine convention nationale de la FI Manuel Bompard, directeur de campagne de La France Insoumise, est revenu sur la préparation de l’élection à l’Assemblée de Corse des 3 et 10 décembre : « Il existe un organe, mis en place pour la désignation des candidats aux élections législatives, qui gère les questions de stratégie électorale : c'est le comité électoral…. qui s'est prononcé après avoir écouté les différentes parties en présence….[Ce comité] composé de huit membres, quatre représentant l'espace politique et quatre représentant l'espace des luttes – a une légitimité pour cela. »

Par conséquent les propos de Jean-Luc Mélenchon de début septembre sont confirmés toute alliance avec le PCF est proscrite par la direction de la FI.

La question du rassemblement qui traverse celle des mobilisations sociales dans le pays contre la politique antisociale du gouvernement Macron-Philippe-Gattaz est ainsi réduite à la conception étroite de cette direction qui pense être la seule à même de pouvoir incarner l’unité sociale et politique nécessaire pour modifier le rapport de force politique à l’avantage des travailleurs et des ménages populaires.

Voila comment un parti qui refuse d’être qualifié comme tel prétend changer la politique alors qu’il s’agit uniquement de fermeture pour préserver un intérêt partisan, s’il en est, autour de la seule démarche validée par JL Mélenchon.

Cela nous conforte dans la démarche ouverte que nous avons choisie démocratiquement et dans la transparence pour déchirer le voile épais qui empêche de distinguer les intérêts divergents entre les plus démunis, la majorité des Corses et les plus riches une minorité dominante qui contrôle les transports, la distribution et le BTP…

Le rassemblement, réalisé par la Corse Insoumise, le PCF, Ensemble, Manca Alternativa, propose ainsi, avec la liste : l’Avenir, la Corse en commun, l’Avvene, a Corsica in cumunu, de faire grandir l’espoir à travers cette dynamique citoyenne d’une gauche sociale et républicaine, forte et combattive jusqu’à l’Assemblée de Corse.

La liste, conduite par Jacques Casamarta, s’adresse en ce sens à celles et ceux, sans exclusive, qui s’inquiètent de voir ces valeurs de la gauche, essentielles au progrès social, à la solidarité nationale, à l’écologie et à la paix, bafouées et escamotées aujourd’hui au nom d’une fausse modernité « En Marche », par ceux la mêmes qui s’en réclamaient hier.

Elle est donc la seule liste qui offrira les 3 et 10 décembre prochains la possibilité de prolonger par le vote le mouvement social contre la casse du code du travail, de la protection sociale, contre l’injustice fiscale et les inégalités, la remise en cause des services publics et l’autonomie des communes, contre la cherté de la vie et la précarité… pour vivre mieux en Corse dans une France solidaire.

Michel Stefani

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La FI et "l’héritage de conceptions politiques surannées"

2 Octobre 2017

Un représentant local de la France Insoumise milite depuis 48 heures pour faire échouer un accord politique entre la Corse Insoumise et le PCF en l’état colonne vertébrale d’une offre politique de gauche antilibérale et antiaustérité en Corse.

Cette personne qui a une longue activité militante en Corse reste néanmoins un illustre inconnu mais pour autant il ne se prive pas de faire la leçon sur point, en s’interrogeant à l’appui d’une argumentation vaseuse sur les conditions qui permettrait une activité militante collective du PCF et des Insoumis.

Nous ne rappellerons pas à ce militant chevronné qui vomit sa bille sur le PCF que lorsqu’il s’est agit de composer les bureaux de vote à la présidentielle il s’est trouvé nombre de communistes pour assumer cette tache dans des dizaines de bureaux de vote où la FI était incapable d’être représentée.

Pour justifier une attitude sectaire contraire (aujourd’hui sans doute plus encore dans le contexte de mobilisation sociale) aux attentes d’unité et de rassemblement pour modifier le rapport de force politique en faveur des intérêts populaires et du monde du travail, il est question des alliances avec le clan dont le PCF se serait rendu coupable…

Là l’illustre inconnu, chargé par l’état major de JL Mélenchon de la basse besogne locale afin de préserver les intérêts -non partisans- de la FI, visiblement organisée de manière très centralisée, montre toute son ignorance de l’histoire politique de la Corse et du rôle tenu par les communistes et le PCF.

Pour rafraichir la mémoire de ceux qui à la FI ignorent cette histoire et oublient la leur, notamment celle du Chef incontestable qui a passé plus de temps au PS pour être élu durant 30 ans sans interruption Conseiller général, Sénateur, Ministre… Le PCF en Corse c’est La Résistance et l’insurrection libératrice en 43, les grands mouvements sociaux et populaires (mouvement du 29 novembre, CAPCO, lutte contre les essais nucléaires dans l’Argentella et les boues rouges… lutte pour la création de la continuité territoriale, luttes pour sauver le Chemin de fer, la manufacture de tabac, Femenia fabrication, la SNCM… luttes contre la vie chère et pour la prime de transport…

C’est le constat que le PCF en Corse est coupé du peuple et qu’il attend les bons conseils de celui qui très fraternellement dit aux communistes vous êtes « la mort et le néant ». Ce rappel est aussi indispensable parce que, l’illustre inconnu de la FI, nous reproche d’avoir insulté JL Mélenchon. Sans doute fait-il référence aux centaines de signatures d’élus communistes qui lui ont permis de déposer sa candidature à la présidentielle faute de quoi…

Nous apprenons également grâce à ce Monsieur que la FI ne veut pas être prise « en otage par des partis plus soucieux de leur avenir que de celui des gens ». Il s’agirait en conséquence de mettre en œuvre « une nouvelle culture politique qui puisse permettre de tenir le cap en évitant les écueils… » La formule est plaisante mais dans les faits nous voyons un fonctionnement très vertical et peu démocratique imposant un alignement sans condition aux exigences d’une direction restreinte issue du PG et chargée de veiller à ce que la construction politique se fasse autour de JL Mélenchon et au service exclusif de sa stratégie électorale.

Cette direction ne s’inquiéte pas de savoir si les intérêts populaires du monde du travail seront encore entendus dans l’hémicycle de l’Assemble de Corse avec un groupe clairement engagé à gauche dans le combat antilibéral face à la future majorité régionale, nationaliste de droite ou macroniste, et bien sur contre la politique désastreuse du gouvernement Macron/Philippe définie au siège du Medef.

De manière générale le reproche qui nous est fait injustement peut en revanche être retourné à son auteur « nous avons à faire face à l’héritage de conceptions politiques surannées ».

Michel Stefani

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