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Michel Stefani

La Balagne n’est pas le parent pauvre des CFC

28 Août 2015

Réflexion adressée à la rédaction locale de Corse Matin

Dans votre édition du jour vous faites un reportage sur l’activité des CFC en Balagne. Nous nous en félicitons. Toutefois votre article laisse entendre que la Balagne serait considérée comme une entité à part qui plus est discriminée s’agissant de la politique d’investissements. C’est absolument faux.

Pour ce qui est de l’extension de la CCVU une étude est en cours pour déterminer le phasage le plus pertinent. La Balagne est concernée au même titre que le Grand Ajaccio ou le grand Bastia et la relation entre ces trois pôles d’activité. Cet investissement sera déterminant pour développer l’exploitation sans diminuer le niveau de sécurité. Cinq créneaux de croisement vont être créés et des infrastructures réalisées pour recevoir la technologie afférente à ce type de gestion informatisée des circulations. Il faut du temps pour cela mais effectivement l’objectif est de pouvoir en disposer dans les cinq ans. Le montant de cet investissement est estimé à 40 M€.

S’agissant de la réfection des quais, elle ne dépend pas de la capacité du chef de secteur à obtenir les financements mais de la mise en œuvre du schéma des investissements ferroviaires voté par les élus de l’Assemblée de Corse. Les choses se font et se feront normalement, de manière échelonnée, en Balagne comme partout ailleurs, pour pouvoir accueillir dans les meilleures conditions les usagers en nombre grandissant. L’aménagement de la pinède de Calvi, les quais des gares de Calvi et d’Ile Rousse qui ont été reconfigurés, la reprise des ouvrages d’art témoignent de cette réalité.

Enfin, les AMG arrivent à Calvi depuis plus d’un an et il n’est pas anodin de rappeler que, dans le cadre de cette modernisation des CFC, est prévue la construction d’une gare moderne et multimodale à Calvi. Voila pourquoi, rien ne permet d’affirmer que la Balagne est « le parent pauvre » des CFC. Sur l’ensemble du réseau l’approche est fondamentalement identique et la progression se vérifie ainsi partout. Aujourd’hui, les CFC produisent, dans ces conditions, un million de kilomètres train et transportent un million de passagers. S’ajoute à ça l’offre de service public qui, dans le cadre d’un plan de transport toujours mieux ajusté, répond correctement aux attentes des usagers.

Michel STEFANI

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Les Républicains c'est comme avant l'UMP

18 Août 2015

Corse Matin du jour nous assomme d'une interview de Nicolas Sarkozy en direct de Murtolli la pension pour VIP fortunes. Le col de chemise ouvert la barbe naissante sa photo occupe une pleine page. C'est une première, et 20 000 signes au moins sur trois autres pages histoire de ne pas passer au travers.

La rigueur est de mise. Le maillot de bain les pieds dans l'eau avec Carlita et son deux pièces mannequin c'est pour bon pour Paris Match et les voisins du 16ème. Fini le glamour là on parle politique.

Nicolas a proposé à Camille de conduire une liste d'union et en désespoir de cause lui a imposé une déclaration commune avec José. Un code de bonne conduite pour pouvoir fusionner le moment venu. Pas d'anathèmes d'ici là puisque ce qui fait l'unité des Républicains est plus fort que ce qui les divise. La parole du sage vient le démontrer "lorsque l'opposition est laminée les divergences surgissent dans son propre camp". Jean Jacques sera heureux de le lire.

L'investiture c'est donc pour plus tard peut être au second tour. Nicolas a trop d'amis en Corse notamment Laurent. Seul Sauveur est oublié. Les Républicains c'est comme avant l'UMP les mauvais comptes font les bons amis.

L'ancien ministre de l'intérieur, ex Président de la République ne veut pas laisser passer l'opportunité de l'alternance dans l'intérêt commun national et l'objectif stratégique, pour ce qui le concerne personnellement, de conquérir avant 2017 toutes les régions.

Les arguments ne manquent pas ils foisonnent un peu trop. Il aime la Corse et l'a beaucoup aidé quand il était en capacité de le faire. Ici il substitue au principe républicain de solidarité nationale celui de charité nationale antirépublicain. L'Etat dont c'est la responsabilité première ne veille plus à la juste répartition des richesses. Entre ses mains, il distribue la manne, l'argent du contribuable, a la tête du client.

Lui, qui traine dans les eaux turquoises de la anse de Murtoli, suffisamment de casseroles pour couler à pic, se présente sous une image de rassembleur des opprimés contradictoire avec l'ultralibéralisme dont il est l'archétype bling bling.

Michel Stefani

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L’union des deux non adversaires de la droite

16 Août 2015

Camille de Rocca Serra nous explique qu'il a toutes les qualités requises pour être président de l'Exécutif, charité bien ordonnée.... Non pas 8+1 dit-il mais 9 autrement dit un Exécutif cohérent. Jose Rossi se plaît à dire qu'il serait un président à temps plein.

Les deux chantent désormais en cœur les louanges de l’union au second tour. Cette affirmation rend plus intéressant l'examen du cheminement chaotique de la droite insulaire. En effet, Jean Jacques Panunzi, soutien de Camille de Rocca Serra, attend réparation de l'affront subit lors de son éviction de la présidence du Conseil Départemental de Corse du Sud…. Jose Rossi doit lui répondre.

Certains, comme Ange Santini, président de l'Exécutif entre 2004 et 2010, sont étrangement muets. Tony Sindali le maire de Corte voit plutôt dans un projet fédérateur l’émergence d'une majorité non partisane. Paul Natali, avec le souvenir amer des sénatoriales et de la trahison subie, exprime toute sa sympathie aux deux sudistes en concurrence et leur propose une troisième option remettant sur orbite Jean Jacques Panunzi. Jean Baggioni, sortant de sa retraite paisible, semble vouloir s'éloigner des alliances contre nature, réalisées à Bastia avec son aval, pour propulser son protégé Jean Martin Mondoloni lequel se verrait bien en troisième ou cinquième position sur la liste de Camille de Rocca Serra.

Venu spécialement à Biguglia avec son porte-parole, le député maire d'Ajaccio, Jose Rossi tenait à concrétiser sa candidature en présence du député de la première circonscription de Haute Corse toujours ulcéré par le comportement irrévérencieux de Camille de Rocca Serra en 2010. La Haute Corse avait été alors méprisée et lui avec. Les frustrations sont tenaces, Stéphanie Grimaldi en est la personnification. Elle devrait retrouver une place sur la liste de José Rossi, derrière Marie Antoinette Santoni Brunelli. Elle, a pris ses distances avec le mouvement corsiste de droite dirigé par Jean Martin Mondoloni. Quelques-uns à droite auraient voulu que ce ticket de la jeunesse intrépide, dressée contre les appareils et le parisianisme, s'affiche comme annoncé mais le risque de ne pas franchir la barre fatidique des 5% vient tempérer les ardeurs.

L'Union de la droite devrait donc se faire au second tour sur un amoncellement de rancœurs politiciennes et tenaces. Les principaux acteurs auront ils la capacité de surmonter la discorde ? La prime de neuf sièges, attribuée à la liste arrivée en tête, en renforce l'exigence. Les deux non adversaires de droite l’affirment. La droite se décomplexe ainsi. De Murtoli à Ajaccio en passant par Biguglia et Porto Vecchio, elle s'affranchit toujours plus du Gaullisme. Dans ce charivari pré-électoral, insignifiant face à l'impérieuse nécessité, pourtant martelée par les uns et les autres, d’agir dans l'intérêt général bien compris, elle prétend reconquérir le pouvoir régional lamentablement exercé jadis.

Michel Stefani

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Jose Rossi et Camille de Rocca Serra incarnent à eux deux un quart de siècle de pouvoir régional calamiteux

12 Août 2015

Dans l'édition du jour de Corse Matin José Rossi, nous expose une analyse politique dont il a le secret. Très sûr de lui et de ses compétences, il explique les raisons de la déchirure à droite à l'occasion des départementales et la volonté de la nouvelle génération de dirigeants, emmenés par le député maire d'Ajaccio, pour lesquels le pouvoir doit revenir à la droite, sous-entendu entre leurs mains, et non se transmettre par filiation.

Le tir vise directement Camille de Rocca Serra mais cela ne devrait pas nuire à l'exigence d'unité au second tour renforcée par l’objectif de rafler la prime de neuf sièges attribuée à la liste arrivée en tête.

D'ores et déjà celui à qui on « fait appel pour sa très grande expérience » se situe dans le carré des finalistes, ou de ceux qui devront ouvrir leurs listes au second tour. La théorie des trois blocs lui sert de support avec la droite et le FN, les nationalistes autonomistes et indépendantistes, la gauche et le Front de gauche sous les 8%.

Cette affirmation même fondée sur l'usure du PS au pouvoir prend tout son sens et éclaire un des enjeux essentiel de cette prochaine échéance électorale à savoir l'influence que peut avoir le courant antilibéral dans l'Assemblée de Corse au moment où elle devra se prononcée sur les décrets fixant les contours et les moyens d'action humains et financiers de la collectivité unique.

José Rossi ne s'inquiète pas de la procédure sans référendum, lui qui n'en finit pas de rappeler qu'il fut un brillant rapporteur du Statut Joxe, indique ce faisant qu'il est le mieux placé pour imposer la voix de la Corse à Paris. Dans cet élan, il s'attribue même la paternité du PEI qui a fait « vivre la Corse ces 15 dernières années ».

Il feint d'oublier que le gouvernement de la gauche plurielle et singulièrement les élus communistes se sont battus pour arracher ce PEI sous les sarcasmes de cette droite ultralibérale qui ne voyait aucun intérêt par exemple à moderniser les Chemins de fer de la Corse à travers une enveloppe de 750 millions de francs.

Une pépite brille dans cette interview lorsqu'il vante les mérites de son nouveau parti les Républicains et de son Chef Nicolas Sarkozy en s'excusant d'avoir pu diviser son camp par le passé. Dans ce cas on peut parler d'amnésie tant il est de ceux qui par opportunité, ont trahi en dénonçant la plupart du temps les logiques d'appareils et la pesanteur parisienne.

Reste la modernité de sa démarche et son dynamisme électoral attendu selon les territoires l'extrême sud sous le contrôle de Camille de Rocca Serra, Ajaccio sous le contrôle de Laurent Marcangelli et la circonscription législative de Bastia sous le contrôle de Sauveur Gandolfi Sheit. Ce féodalisme électoraliste en dit long sur le prétendu renouvellement et le soit disant rajeunissement affichés pour séduire ou tromper l'électeur.

Enfin ce qui est le plus frappant dans son discours c'est l'absence de référence aux 25 années d’un pouvoir régional de droite auquel il a contribué directement. Son retrait passager de la vie publique ne l'absout pas de ses responsabilités ni lui ni d’ailleurs son ex futur allié Camille de Rocca Serra. A eux deux, ils incarnent ce pouvoir régional au bilan calamiteux.

Michel Stefani

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En fait Jose Rossi n’a pas changé

7 Août 2015

Jose Rossi le promet, si les Corses oublient qu'il a été longtemps un pilier de la majorité régionale Roccaseriste, s'ils lui font confiance malgré cela, il sera un président de l'Exécutif à temps plein dans l'intérêt de la Corse. Si Camille de Rocca Serra lui passe devant il acceptera le poste de président de l'Assemblée de Corse.

Lui qui a été longtemps parlementaire, ministre et président de région et du département de la Corse du sud sait de quoi il parle. Pour pouvoir se consacrer comme il le faut à une telle tâche il ne faut pas être parlementaire. C'est aussi pour lui une façon d'anticiper sur 2017 et l'application de la loi sur le non cumul de mandat. D'ailleurs pour annoncer sa candidature il était entouré de deux parlementaires qui ne seront pas candidats mais portes parole et coordinateurs de sa campagne.

Le bougre est confiant et même satisfait de cette primaire à droite que les électeurs trancheront. Dans une région qui vote Sarkozy à 60%, il considère que l'union se fera objectivement pour barrer la route à Giacobbi lequel en 2010 n'avait obtenu au premier tour que 15% des suffrages exprimés. Zuccarrelli et Renucci ont disparu des radars dit-il les communistes ne feront plus 10% le binôme Guidicelli Giacobbi et son PADDUC mortifère pour l'économie insulaire peut être battu au moment même où le rejet de la politique d'austérité Valls Hollande prépare un retour en fanfare de la droite dans toutes les régions.

Jose Rossi est perspicace il pense d'ailleurs que son nouveau mentor en vacance a Murtoli sur les terres Canarelli s'adressera aux Corses entre deux baignades dans les eaux turquoises et privatives de ce paradis pour grosses fortunes ou bons amis. Tout un symbole en effet José Rossi trouve qu'il y a trop de chômage en Corse; ce en quoi il a parfaitement raison; mais comme on ne l'entend pas critiquer la loi Macron on peut considérer que le bon libéral, ministre de Balladur s'en accommode bien volontiers.

En revanche, lui tapera du poing sur la table afin que les délibérations de l'Assemblée de Corse soient prises en compte à Paris. Il y mettra toute son énergie car cette mandature de transition doit préparer l'avènement de la Collectivité unique et du pouvoir unique qualifié de nouvelle gouvernance.

Ce faisant José Rossi va s'attaquer au chômage en Corse avec détermination il envisage même une fiscalité efficace sans toutefois dénoncer les détournements actuels des réfactions de TVA ou du vol de la taxe de transport. Pas un mot non plus sur la concurrence déloyale et la logique de casse de la SNCM pourvu que les low cost arrivent et tant pis pour les opérateurs historiques ils n'ont qu'à s'adapter au dumping fiscal social et tarifaire.

En fait Jose Rossi n’a pas changé.

Michel Stefani

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C’était le 30 juillet à Venaco

5 Août 2015

C'est donc à la veille du premier août que l'actuel président de l'Exécutif a rendu public sa candidature comme tête de liste aux prochaines territoriales. Satisfait d'avoir à ses côtés Maria Guidicelli les deux nouveaux compères ont eu à cœur d'expliquer que leur binôme s'était fondé hors des partis politiques et des logiques partisanes.... on connait le refrain mais à dire vrai rien de bien nouveau sinon le débauchage d’un coté et une trahison confirmée de l’autre pour celle passée du Front de gauche à une liste non identifiable ouverte à des personnalités et aux compétences de tous bords.

L’intérêt de la Corse est dans ce cas supérieur aux autres nous dit-on.

Sur ce banc extérieur de la demeure symboliquement retenue comme l'affirmation d’une continuité familiale au cœur de Venaco et de la Corse, il y avait un absent : le président du Conseil économique et social européen. La garantie du renouvellement... en prise directe avec l'Europe libérale de Juncker.

A ce propos, le trinôme annoncé aurait pu surprendre et contredire enfin la Commission européenne et les visées antiservice public contre la SNCM. Cela pour tenir compte des indicateurs négatifs du chômage et éviter de les aggraver par le sacrifice de la compagnie historique au nom du low cost.

Enfin, le président de l’Exécutif a été interrogé sur ses démêlés avec la justice. La réponse est inchangée : je n’ai rien à me reprocher. Soit, mais il eut été bien ressenti qu’il exprime une condamnation politique de ce que le magistrat qualifie de détournement de fonds publics sans préjuger des conclusions de la procédure ni enfreindre le principe de présomption d’innocence.

C’était le 30 juillet à Venaco.

Michel STEFANI

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