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Michel Stefani

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire.

31 Mars 2014

« Depuis 40 ans je me bats pour ça » Jean louis Milani assouvie enfin son désir et celui de la vieille droite « faggianelliste ». Il siègera désormais sur le banc de la nouvelle majorité municipale aux côtés d’Emmanuelle Degentili dirigeante nationale d’un PS ébranlé dans tout le pays par l’offensive droitière de l’UMP, dont Jean louis Milani porte les couleurs.

Promise au poste de premier adjoint, Emmanuelle Degentili accomplira le dessein de son père après avoir expliqué qu’elle ne pouvait être sur une liste avec « les archaïques communistes de Haute Corse trop critiques à l’égard du gouvernement ». La voila entourée, pour la bonne compréhension des choses, de l’UMP et de nationalistes modérés qui eux le soutiennent sans sourcilier.

Aucune mesure d’exclusion n’a été prononcée par la direction du PS dont elle est membre. En politique il faut savoir anticiper. François Tatti et Emmanuelle Degentili, dans le sillage de leur trahison, projettent de reconstruire un courant politique, à la direction de la ville et de la CAB. Avec le temps, ils espèrent laver la tache de leur imposture ourdie depuis des mois contre la municipalité de gauche à laquelle ils appartenaient.

Comment ont-ils pu en arriver là ? Leur comportement ne peut se réduire à la seule affirmation du « servir Bastia ». L’ambition personnelle a pesé beaucoup plus, jusqu’à offrir sur un plateau la deuxième ville de Corse au nationaliste Gilles Simeoni en échange de quelques postes. La victoire électorale est incontestable mais dans ces conditions l’honneur restera dans la défaite, à la liste de gauche et aux colistiers de Jean Zuccarelli et Francis Riolacci.

Les images du quatuor remontant vers la place du marché à la tête d’un cortège, noyé sous les « bandiere corse », resteront dans les mémoires du peuple bastiais de gauche comme d’ailleurs cette trinité improbable unissant Jean Baggioni, Edmond Simeoni et Laurent Croce sous le chapiteau d’« Inseme per Bastia ». Clin d’œil à l’histoire, depuis le printemps social de 1989, Bastia n’avait vu autant de monde dans la rue. Paradoxe aussi les trois compères fustigeaient à l’époque la revendication portée par la foule immense occupant les rues de la Ville.

Il reste que le printemps électoral de cet assemblage composite, contrairement à ce qui a été dit n’est pas dû, au courage politique de l’avoir fait, mais à l’opportunité politicienne doublée du non respect des engagements pris avant le premier tour par les uns et les autres. Gille Simeoni dénonçait l’ostracisme envers les nationalistes mais il le pratique avec ses alliés naturels de Corsica libera. François Tatti et Emmanuelle Degentile juraient de ne pas l’installer dans le fauteuil de maire en quelques heures ils auront oublié. Jean Louis Milani a dit pis que pendre du gouvernement et de François Hollande il composera désormais avec.

9431 électrices et électeurs ont cependant validé leur démarche fondée sur le rejet non sur le projet. C’est au total 181 voix de moins que le total des voix des 3 listes Simeoni Tatti Milani au premier tour. Toutefois, la liste de gauche de la municipalité sortante progresse de 2082 voix et 12 % avec une participation légèrement supérieure mais un nombre d’exprimés supérieur d’à peine 69 voix par rapport au premier tour. On peut valablement considérer que sans l'alliance contre nature Tatti-Milani-Simeoni la gauche l’aurait emporté. Le désistement de Jean François Bacarrelli (397 voix au premier tour) en faveur de la liste de Jean Zuccarelli, laisse penser qu’il y a eu un mouvement d’électeurs assez important à l’intérieur de l’électorat de gauche du premier tour provenant de la liste Tatti Degentili.

La crainte de « l’inconnue nationaliste », finalement de courte durée, pour ces derniers aura été moins déterminante dans le choix des électeurs, notamment de droite, que la volonté de revanche après la défaite de Sarkozy à la présidentielle et la possibilité d’exprimer une sanction forte de la politique de François Hollande à cette occasion. La lecture des résultats dans toute l’île le confirme.

Alors qu’elle est traversée par des contradictions fortes relatives à la défaite voulue de Jean Zuccarelli par Jean Charles Orsucci, Pierre Chaubon, Emmanuelle Degentili et François Tatti, la majorité régionale ne peut pas ne pas s’interroger sur la lisibilité de sa politique qui a ouvert un tel boulevard à la droite pour la reconquête de la région avec le concours si besoin de la mouvance nationaliste en tout ou partie. La recomposition politique, validée par les 3 parlementaires UMP s’agissant de Bastia, tend à le démontrer.

En Corse comme dans tout le pays l’espoir à gauche est à reconstruire. C’est à ce défi que les communistes devront consacrés tous leurs efforts dans les prochains mois en commençant le 12 avril par la marche nationale contre l’austérité et ensuite avec les élections européennes du 25 mai pour faire élire de nombreux députés européens du Front de gauche.

Michel Stefani

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Préserver Bastia des prolongements empoisonnés de l’infamie électorale Tatti-Degentile-Milani-Simeoni,

29 Mars 2014

Les quelques heures qui nous séparent de la clôture du scrutin demain à 18 heures permettront à de nombreux électeurs bastiais de se remémorer ces trois mois de campagne électorale pendant lesquels ils auront entendu lu et vu beaucoup de choses.

Sans doute retiendront-ils cette tentative de holdup au second tour orchestré, le dernier meeting « Inseme per Bastia » le montre, par Jean Baggioni, Laurent Croce et Edmond Simeoni ? C’est le remake de 2001.

« Bastia avant tout et par passion » est devenu « main basse sur Bastia » derrière ce trio historique, symbole du bal des faux culs où François Tatti, Emmanuelle Degentili et Jean Louis Milani se sont précipités jeudi soir avec la bénédiction enthousiaste de Stéphanie Grimaldi et des trois députés UMP de Corse. C’est honteux !

Et Bastia serait souillée de cette honte si cette alliance électoraliste devait finalement l’emporter dimanche soir. L’avenir ne pourrait être écrit différemment de cette lamentable et pitoyable trahison contraire aux principes politiques élémentaires.

Il faut à Bastia une gestion conduite par des élus qui n’auront pas bafoué leur dignité ni celle des électeurs devant lesquels ils ont pris des engagements avant le premier tour. C’est de moralité politique qu’il est question et en définitive « le choix de société » posé aux bastiaises et aux bastiais ne peut se départir de cette exigence.

Afin de préserver Bastia des prolongements empoisonnés de l’infamie électorale Tatti-Degentile-Milani-Simeoni, il n’y a qu’un antidote : le vote massif et puissant pour la liste arrivée en tête au premier tour avec Jean Zuccarelli et Francis Riolacci dans la clarté, l’honnêteté, l’affirmation des valeurs de gauche et républicaines.

Michel Stefani

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« Inseme per Bastia » ou seulement pour le pouvoir

28 Mars 2014

France 3 Corse Via Stella dernier débat télévisé Gilles Simeoni a vu Miami sur les esquisses des projets d’aménagement proposé par la liste de la municipalité sortante. Il le fait remarquer avec un rictus goguenard apprécié de quelques journalistes qui voient du charisme en lui. L’invective lancée à Jean Zuccarelli « povera té, o bujierdu » témoigne de sa haute vision politique.

Par conséquent, il ne verra aucun inconvénient à ce que l’on fasse un parallèle avec l’univers impitoyable d’une série télévisée où la trahison, les rictus moqueurs, sont une spécificité comparable à celle qui dans les faits est devenue le ciment d’une fusion électoraliste lundi dernier pour Bastia. « Comme tu fais ton lit tu te couches » le proverbe dit juste.

En nous projetant dans un avenir fictif, supposons que Gilles Siméoni soit maire de Bastia, Emmanuelle Degentili 1er adjoint, François Tatti président de la CAB, Jean Louis Milani président du SYVADEC, qui pourrait croire que cet assemblage Nationaliste, gauche moderne et UMP UDI, dont le seul point commun aura été tout sauf Zuccarelli, puisse effectivement être mu par autre chose que par l’ambition personnelle après la soif de revanche.

La fin justifie les moyens (Machiavel), sans approcher le maître voila une modeste leçon de pulitichella qui donne dans les actes l’image de la gestion « respirante et innovante » qui pourrait être mise en œuvre si la municipalité tombait en de telles mains.

Place Vincetti, Jean Louis Milani exulte après 50 ans la droite va pouvoir enfin revenir à la mairie « Il n’y avait pas d’autre alternative que de saisir cette chance historique ». A ses côtés François Tatti brulera ce qu’il adorait hier.

Après avoir dit que Bastia était une ville de gauche, qu’il ne trahirait pas les électeurs de gauche, qu’il ne mettrait pas dans le fauteuil de maire Gilles Simeoni ou Jean Louis Milani, qu’il ne voulait pas de l’inconnue nationaliste... Il fait le contraire. Et pour justifier sa démarche sans éthique, il compare un accord politique transparent entre deux partis de gauche le PRG et le PCF avant le premier tour avec une union entre les deux tours où, avec Emmanuelle Degentili, ils ont rejoint les listes estampillées nationaliste et UMP UDI. Cette comparaison hasardeuse est un mensonge de plus à mettre à son actif.

Lui et Emmanuelle Degentili n'auraient-ils pas entendu les amabilités de Xavier Bertrand et Jean Louis Milani à propos du PS, de la politique du gouvernement et du président de la République avant le premier tour ?

Ainsi, sur de telles impostures, « la démocratie participative et implicative » de Gilles Siméoni, qui n'a jamais condamné le mot d'ordre xénophobe IFF, seraient un engagement de plus pour une équipe dont une des principales caractéristiques est désormais de les avoir trahi aussitôt prononcés, non pour Bastia comme ils le disent, mais seulement pour le pouvoir.

Michel Stefani

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Le nationalisme cynique, la gauche moderne et la droite décomplexée...

27 Mars 2014

Leur programme peaufiné entre dimanche 22 heures et mardi 18 heures annonce une correction majeure à leurs propositions antérieures et discordantes. Simeoni Tatti Milani préconisent un plan Marshall pour le logement social... que la municipalité sortante met en œuvre, dans le prolongement des précédentes depuis 1968, pour faire de Bastia la ville la plus solidaire de Corse avec 35 % de logements dans cette catégorie.

Les divergences sur la réalisation du port de la carbonite sont reléguées à l’arrière plan et Bastia « la plus pauvre parmi les pauvres communes » d’une Corse opulente promise à un avenir radieux. Ce « trio progressiste » propose d’améliorer la circulation et d’assurer le dynamisme du petit commerce.... pour ce faire d’autoriser le petit train d’excursion, dans le centre pittoresque, à faire demi-tour place Vincetti où, une gare routière accueillerait les bus de touristes, impatients de faire le trajet en sens inverse...

C’est du développement durable, comme le parking en silo « aux façades végétalisées » à 30 M€ sur les emprises ferroviaires de la gare de Bastia. Conséquence une partie de l’activité serait renvoyée à Casamozza, en compliquant, l’exploitation et la maintenance des autorails... mais qu’importe, ils promettent « d’enrichir Bastia » et s’opposent à la construction du parking Gaudin, à la réalisation du nouveau dépôt ferroviaire et à l'immeuble administratif de la CTC ....

Ils veulent le meilleur pour Bastia mais lorsque la municipalité sortante défendait l’installation de l’ENSAM à Bastia les amis de Gille Simeoni y voyaient une menace pour l’Université de Corse (rapport AERS d’évaluation de l’Université de Corse 2008).

Cerise sur le gâteau, 48 heures avant le premier tour le PDG d’Oscaro annonçait qu’il reprendrait, peut être après les élections, une entreprise locale défaillante et ses 17 employés. On ne sait, si tous sont électeurs à Bastia...

Le nationalisme cynique, la gauche moderne et la droite décomplexée... un mélange astringent derrière les slogans à présent réunis « Inseme per Bastia avant tout et par passion ».

Dans son billet du jour Jean Baptiste Croce évoque les mythiques duels mis en scène par Sergio Leone alors que le remarquable film de Sam Peckimpah « Osterman week-end » serait sans doute, s’agissant d’une manipulation, une référence plus juste.

Michel Stefani

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« Inseme per Bastia » le vote Simeoni, Degentili, Tatti, Milani

26 Mars 2014

Première confrontation de l’entre deux tours pour Jean Zuccarelli et Gilles Simeoni. Ils sont interrogés par Didier Arnoux de RCFM et Roger Antech de Corse Matin.

Il est question de « tactique » puis de programme et enfin de projet. « Le mariage de la carpe et du lapin » scellé par Gilles Simeoni sous les remparts de la « citadelle assiégée » est, pour ce qui l’a de « honteux », l’entrée en matière sur laquelle le leader nationaliste sera mis en difficulté par Jean Zuccarelli.

« Je suis un militant nationaliste au sens contemporain du terme, je me bats pour la reconnaissance des droits de notre peuple, une communauté de destin capable d’intégrer. Depuis toujours ma démarche est celle de l’ouverture à toutes les sensibilités, toutes les intelligences pour avancer et installer la sérénité.... l’accord et la démarche avec François Tatti et Jean louis Milani en sont le produit ».

Si nous avons eu confirmation que Laurent Croce avait obtenu le poste de première adjointe pour Emmanuelle Degentili, la transparence de cette « démarche respirante et innovante » n’a pas permis de savoir si la présidence de la CAB était dans la corbeille des mariés. Gilles Siméoni considère en effet que « le Maire de Bastia ne peut être le président de cette institution » dont le principal contributeur est la Ville de Bastia.

La soupe devrait être tournée à plusieurs mains « les 4 communes » et leurs 20 délégués, autant que pour Bastia, « seront associées » à la désignation du prétendant, François Tatti, lequel en cas d’élection, les voix de Jean Baggioni lui seraient acquises, abandonnerait la présidence du SYVADEC à Jean Louis Milani. Ce dernier aurait eu l’aval et le soutien des 3 députés UMP de l’île. Ce qui n’a pas empêché une initiative de la base militante dénonçant dans un tract, qui circule sur le net et en ville, « les pires compromis, engageant la droite insulaire dans des tractations stupides, irréfléchies en totale rupture avec nos convictions les plus profondes ».

On ne reviendra pas ici sur le programme, sinon pour mettre en exergue le réquisitoire répétitif de Gilles Simeoni de ce qui en définitive ne peut échapper aux yeux de personnes et qui est à mettre à l’actif de la municipalité sortante y compris de François Tatti qu’il cornaque à présent et désavoue cependant. La contradiction sera moins évidente avec Jean Louis Milani, il ne siégeait pas précédemment. Peut être que son activité de conseiller général du premier canton mériterait un examen.... à moins que sa prochaine réélection soit elle aussi dans la corbeille de mariés.

Après quoi Gilles Simeoni martèle « je serais le maire de la démocratie participative et implicative ». Il y a l’élégance de la prononciation et l’affirmation d’un concept en revanche les faits sont plus parlants : ce mariage est une imposture lourde du mépris des électeurs et de leur trahison. Le TSZ (tous sauf Zuccarelli) formule du journaliste de RCFM est le ciment de cette union contre nature non l’intérêt bien compris des Bastiaises et des Bastiais.

« Inseme per Bastia » le vote Simeoni, Degentili, Tatti, Milani, a désormais cette caractéristique funeste. Pour lui faire échec il ne reste qu’un bulletin de vote celui de la liste conduite par Jean Zuccarelli et Francis Riolacci. Ce bulletin de vote n’est pas celui « des isolés » mais de la dignité et du respect des Bastiaises et des Bastiais.

Michel Stefani

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« Inseme per Bastia »... à n’importe quel prix

25 Mars 2014

François Tatti et Emmanuelle Degentili ont atteint les 24 %. Ils y sont parvenus, non comme ils le prédisaient avant le premier tour par leur seule capacité de convaincre l’électorat de gauche, mais au bénéfice d’une alchimie, jusque là improbable, avec l’UMP UDI. Fait unique en France dira un journaliste.

Et, « pour faire gagner Bastia », ils seront passés de la soupe au plat de lentilles en expliquant que Gilles Simeoni avait publiquement affirmé, son « refus de la violence clandestine ». L’obstacle ainsi levé, non par le principal intéressé, mais par ceux là mêmes qui s’inquiétaient il y a peu encore de l’absence de condamnation de sa part, le chemin s’ouvrait à eux.... pour Canossa.

En effet, le 17 février dans une déclaration remise à la presse par François Tatti et Emmanuelle Degentili l’ambition affichée était celle « d’une Gauche capable de rassembler son camp à travers une vision dynamique ouverte et progressiste contre une vision dynastique refermée sur les choix du passé. Nous sommes prêts à partager le pouvoir et à faire des ouvertures. Mais que personne ne compte sur nous pour installer Gilles Simeoni ou Jean-Louis Milani dans le fauteuil de maire. »

Le 12 mars, François Tatti enfonce le clou dans Corse Matin : « Je compte sur le bon sens des bastiais préoccupés par l'inconnu de l'option nationaliste. Ils doivent me faire confiance car notre liste, c'est le changement avec les garanties du respect des valeurs qui nous rassemblent ». 12 jours après, il bazarde les préoccupations des bastiais et bafoue ses engagements. C’est, parait-il, « Bastia par passion ».

Pour Jean-Louis Milani l’espoir de transformer une débâcle en victoire a balayé les réticences. Le 19 mars dans Corse Matin il se battait encore pour disait-il : « faire triompher mes valeurs et celles de notre famille politique. Je ne suis pas une force d'appoint et je ne suis ne suis pas là pour faire gagner quelqu'un ». C’est « Bastia avant tout ».

L’épilogue de cette imposture a été symboliquement scellé sous les remparts de la citadelle de Bastia par Gilles Simeoni : « Notre démarche est une démarche ouverte, une démarche innovante, une démarche respirante ».

C’est véritablement « Inseme per Bastia »... à n’importe quel prix.

Michel Stefani

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de la « gauche moderne » à la soupe indigeste pour Bastia

24 Mars 2014

Les tractations commencées ce matin, en coulisses, viennent de se traduire en fin d’après midi par un rebondissement et l’annonce d’un accord entre François Tatti, Emmanuelle de Gentili et Jean Louis Milani, lesquels ont décidé de se précipiter pour rencontrer Gilles Simeoni répondant ainsi à son appel aux opposants à Jean Zuccarelli et Francis Riolacci.

Ceux qui soit disant ne devaient pas trahir les électeurs de gauche sont en train de le faire, non sans un souverain mépris pour eux, en s’unissant dans un premier temps à l’UMP UDI. Hier le premier secrétaire du PS et le premier ministre appelaient au rassemblement de la gauche dans tout le pays. Voila comment, ils ont été entendus.

Cette combinaison à double détente pourrait, dans la confusion, déboucher sur une fusion des quatre listes conduites par Gille Simeoni, Francois Tatti, Jean louis Milani et Eric Simoni favorable, comme il l’a dit, à un accord « pour faire tomber la citadelle bastiaise ». Tel est le menu concocté dans la cuisine de la « gauche moderne » pour servir le 30 mars aux bastiaises et aux bastiais une soupe indigeste.

Michel Stefani

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« Le conclave Inseme per Bastia »

24 Mars 2014

~~Lundi 24 mars 17 heures

A l’instant où ces lignes sont écrites « le conclave Inseme per Bastia » donne lieu à des tractations sur le partage des responsabilités. Ce qui était l’objet de critiques acerbes en 2010 quand la gauche, en présence de la presse, fusionnait ses 4 listes et annonçait les élus pressentis pour être à l’Exécutif et à la présidence de l’Assemblée de Corse, est aujourd’hui pratiqué sans modération ni transparence.

Ainsi Gilles Simeoni serait sur le point de valider un accord dans lequel la présidence de la CAB serait dévolue à François Tatti, le poste de 1er adjoint à Emmanuelle Degentili, l’adjoint aux affaires sociales à Jean Louis Milani. Le drapeau tricolore resterait au fronton de l’hôtel de ville mais la liste d’Eric Simoni serait écartée de ce second tour avec une promesse de rattrapage aux prochaines cantonales... Tout un programme pour Bastia bien sur !

Michel Stefani

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Un impératif légitime pour les personnels de la SNCM et de la CMN

22 Mars 2014

Les personnels de la SNCM, à la veille d’un scrutin important pour la vie quotidienne de tous, expriment leur inquiétude quant à l’avenir de leur entreprise et de leurs emplois. Le rapport avec les élections municipales se confond dans la dimension nationale des enjeux liés aux décisions prises en cette période particulière.

Fidèle a son attachement indéfectible à la compagnie transnationale Corsica Ferries, domiciliée à Genève, la CGPME a donc été la première à protester contre le préavis des marins, des sédentaires et des officiers de la compagnie de service public.

Cela peut déplaire mais la SNCM et la CMN ont été retenues par la CTC pour exécuter la délégation de service public de continuité territoriale pendant 10 ans. La compensation financière qui leur sera versée sera d’1 milliard d’euros, 400 millions d’euros pour la CMN et 600 millions d’euros pour la SNCM.

Ainsi ces grands stratèges de l’économie corse, qui s’expriment sans retenue en faveur du dépôt de bilan de la SNCM, font mine d’ignorer cette garantie publique qui ne la met pas à l’abri des manœuvres de la Commission européenne et des dirigeants de Corsica Ferries, mais offre une perspective d’avenir pour peu que son plan à long terme soit mis en œuvre.

Aujourd’hui ceux qui ne voulaient pas que la DSP soit attribuée, qui ne voulaient pas qu’elle débute, ne veulent pas qu’elle se poursuive avec la SNCM. Dans cet objectif de sape le PDG de Veolia tient le pompon et se fait le meilleur allié du PDG de Corsica Ferries pour tuer la SNCM. L’intérêt privé les réunit. C’est la spécificité du capital que d’annihiler ses contradictions et d’en faire payer le prix fort aux travailleurs.

Face à cela, les ambiguïtés du gouvernement sont inacceptables car il lui appartient de faire prévaloir l’intérêt public. Autrement dit, celui des travailleurs et des usagers du service public. Il en a tous les moyens mais la volonté politique lui faisant défaut, il tergiverse sur deux points essentiels le renouvellement de la flotte indispensable au bon équilibre financier de la DSP et la stabilisation du capital de la SNCM avec le départ de Veolia et la montée de la CDC.

Des milliers d’emplois sont concernés en Corse et sur le continent. C’est l’autre aspect ignoré par le syndicat des petits patrons corses sachant que des dizaines d’entreprises insulaires vivent de la commande faite par la SNCM. Plus largement il s’agit du service public de continuité territoriale dont l’Etat se doit d’être le garant au titre de la solidarité nationale et des principes républicains.

Aucune des décisions européennes scélérates ne met véritablement en danger la compagnie. En réalité, seul l’Etat serait contraint de répondre des conditions, il est vrai scandaleuses, dans lesquelles le gouvernement Villepin Sarkozy à privatiser la compagnie en 2005. Dans un autre domaine celui des énergies renouvelables où les tarifs de rachat de ces productions par EDF sont considérés comme des avantages anticoncurrentiels, l’amende européenne serait de plusieurs milliards d’euros. Pourtant personne n’imagine un dépôt de bilan d’EDF.

La CGPME demande par anticipation des dédommagements. Alors que le préavis commence à peine elle pourrait insister pour obtenir du gouvernement la confirmation de ses engagements, non elle se tourne vers la CTC et toute honte bue tend la sébile. Que ferait-elle demain si les consommateurs grugés réclamaient le remboursement des réfactions de TVA détournées ? Que ne dit-elle à propos du vol de la taxe de transport opéré par des compagnies low cost ?

Enfin les dirigeants de ce syndicat ne sont pas choqués par les bas salaires pratiqués dans les entreprises locales. Ils trouvent cela normal comme le fait qu’on puisse recensés 5 fois plus de contributeurs à l’ISF en 25 ans et 1 600 ménages dont les revenus déclarés flirtent avec les 180 000 euros.

Voila pourquoi, à cet instant, les élus communistes, le Parti communiste français, demandent au gouvernement d’apporter les réponses attendues par les organisations syndicales afin que la grève ne devienne pas un impératif légitime des personnels de la SNCM et de la CMN, pour la défense de l’emploi et du service public de continuité territoriale.

Michel Stefani

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Le choix le plus utile, le plus efficace, le plus progressiste pour Bastia

21 Mars 2014

Le troisième et dernier grand débat, télévisé par France 3 Corse Via Stella, était consacré à l’élection municipale bastiaise et à « l’enjeu politique majeur » qu’elle caractérise à l’échelle de la Corse, selon le journaliste Jean Vitus Albertini.

Déambulant le lendemain dans les rues de la ville, je n’y ai pas rencontré de bastiaises et de bastiais traumatisés. Effectivement, ils auraient pu l’être tant les détracteurs de la municipalité sortante y sont allés de leur couplet sur la façon épouvantable de gérer de ses élus. Les plus en verve sur ce terrain étaient les candidats nationalistes que leur tendance soit modérée ou pas. Les élus de la municipalité sortante, c’est dit sans éclat de voix, seraient, dans l’exercice individuel de leurs fonctions, les rouages d’un système opaque, frauduleux et prévaricateur. Voila donc un premier point d’accord apparent sans que cela ne soit à leurs yeux des attaques personnelles. Juste « un constat » en toute objectivité de nature à préserver la sérénité du débat. Jean Zuccarelli a montré que ces accusations ne reposaient en fait que sur « la calomnie et la diffamation ».

L’autre point d’accord, nous l’avons appris avec ce débat dans un instant solennel, est inscrit « dans le sens de l’histoire ». Après chaque décennie passée, il faudrait un nouveau statut pour la Corse la rapprochant, pour les uns, d’une Europe fédérale de régions associées mais pas solidaires et pour les autres d’un Etat indépendant reconnu par l’Europe. Les électeurs sont, de cette façon, invités à classer les candidats à l’élection dans deux catégories « les modernes » qui seraient de leur côté dans cette marche triomphale du progrès qu’ils incarneraient et « les conservateurs » de l’autre qui s’y opposeraient depuis toujours.

Alors quand certains s’interrogent ou interpellent sur la pertinence, d’un statut fiscal, d’un statut de résident, d’une citoyenneté corse, au regard de la question sociale et de l’urgence qu’elle révèle, la réponse est : vous refusez l’apaisement auquel les Corses aspirent. C’est faux et dangereux. Faux parce que les objections à la réforme institutionnelle ne sont pas exprimées, armes à la main. Dangereux parce que cette approche politique fait dépendre l’arrêt de la violence indépendantiste du contenu de la réforme. Avec 20 000 chômeurs, 22 % de ménages pauvres, des prix à la consommation plus élevés malgré une TVA minorée, des salaires exagérément bas, une minorité de personnes dont la richesse opulente et parfois soudaine, la Corse, en rupture avec les valeurs et les principes républicains renoncerait, à un droit fondamental celui de la solidarité nationale.

En attendant nous avons été rassurés, Gilles Simeoni qui brigue le fauteuil de maire l’a affirmé le drapeau tricolore continuera de flotter au fronton de l’hôtel de ville entre le drapeau corse et le drapeau de l’Union européenne. Ainsi, la demande d’Eric Simoni qui entend remplacer le drapeau tricolore par le drapeau corse, à été mise entre parenthèses. Elle ressurgira sans doute à l’occasion du « conclave de second tour » que Gilles Simeoni propose à tous ceux qui accepteront de se ranger derrière lui pour le dernier assaut de « la citadelle bastiaise » où l’union de la gauche s’est concrétisée en 1968. Bastia était alors une ville à l’abandon, encore marquée par les stigmates de la guerre. Elle a changé sous l’impulsion des élus communistes et radicaux investis démocratiquement par leurs partis respectifs le PCF et le PRG.

Leur priorité aura été de haute signification politique puisqu’elle sera sociale et solidaire. Logement social, école, équipements sportifs, culture, maison des syndicats et des associations, services public communaux, aménagements structurants jalonnent ce demi-siècle de gestion de la municipalité de gauche trop long au goût de ses détracteurs mais pas pour les bastiaises et les bastiais qui accordent dans leurs intentions de vote 50 % de confiance aux deux listes se réclamant de ce bilan, réalisé avec un souci scrupuleux de ne pas écraser par la fiscalité une population dont le potentiel fiscal est effectivement très bas.

Bastia n’est pas une ville pauvre mais il y a de la pauvreté dans Bastia comme dans toute la Corse. Et l’honneur de ses élus de gauche aura été de construire ce bouclier social pour les familles populaires et les ménages les plus modestes sans distinction de classe ou d’origine. Aujourd’hui ceux qui veulent « une ville riche » n’auraient sans doute pas œuvré en ce sens car le projet qu’ils défendent est celui d’une ville dont la capacité financière serait mobilisée en grande partie, pour ne pas dire exclusivement, au bénéfice du « tissu entrepreneuriale », étant entendu que les contraintes d’austérité budgétaire, qu’ils anticipent, reposent sur une réduction drastique des dotations aux collectivités locales. Il s’agit bien d’une « pérestroïka » au sens même du terme définissant une restructuration de l’économie et de la politique.

Quant à la transparence, on ne parlera pas de « glasnost » du « conclave », initié, dans l’entre deux tour, par Gilles Simeoni, elle reposera sur les échanges avec « les têtes de listes » désireux de soutenir sa démarche. Voila pourquoi les éclairages portés dans ce débat par Jean Zuccarelli s’agissant de la gestion de la ville et de la CAB par la municipalité sortante, comme du projet que la liste qu’il conduit propose dans son prolongement, ont été utiles pour voire, derrière l’écumes des mots et des postures, la véritable nature des objectifs politiques des uns et des autres.

Dimanche, dès le premier tour, les bastiaises et les bastiais feront le choix le plus utile, le plus efficace, le plus progressiste pour Bastia et leur propre avenir, en soutenant massivement la liste de Jean Zuccarelli et Francis Riolacci. Elle est la seule qui propose le rassemblement de toute la gauche au second tour dans une démarche claire fondée sur un programme de gauche, les principes et les valeurs républicaines.

Michel Stefani

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