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Michel Stefani

La confusion habite les esprits des dirigeants du STC des CFC

26 Juin 2013

« U troppu stroppia » les dirigeants du syndicat STC des CFC ne croient pas si bien dire. Dans un texte remis ce jour à la presse, sous ce titre, ils s’en prennent une nouvelle fois à la direction de la SA EML en portant des accusations sans fondement.

Le rapport du délégataire qui sera présenté prochainement aux élus de l’Assemblée de Corse démontrera effectivement le caractère calomnieux de ces attaques permanentes comparables à du harcèlement.

Parler de pression exercée contre un des syndicalistes du STC des CFC est dans ces conditions une ineptie de plus ou une menace voilée quand ces propos font état « des dispositions » qui pourraient être prises pour veiller au respect de « l’intégrité physique » de cette personne.

Si climat délétère il y a, la responsabilité n’est pas à rechercher du côté de la direction mais plutôt de ceux dont l’expression se limite à accuser pour dénaturer le travail réalisé et l’exécution concrète de la convention d’exploitation que la CTC a confiée à la SA EML.

L’acharnement procédurier devant les tribunaux, auxquels des jugements sont réclamés assortis de sanctions financières lourdes, accentue le sentiment d’être face à une intention de nuire qui renvoie à l’opposition exprimée lors de la constitution de la SA EML et à l’élection d’un élu communiste à sa présidence.

Tout autant, il s’agit de porter atteinte l’intégrité morale de ses dirigeants. Cela est bien éloigné du « syndicalisme responsable » avancé pour justifier des propos mensongers sur la gestion laissant entendre que des pans entiers d’activité seraient externalisés.

Il est ainsi question « de conduite des « affaires » de cette entreprise » et « de gabegie ». Là encore l’information régulière et détaillée des administrateurs, donc des dirigeants du STC, et les votes intervenus en au Conseil d’administration montrent le contraire. Sauf à ce qu’ils soient réfractaires à la compréhension des documents comptables.

L’absence d’analyse objective qu’ils reprochent à la direction de la SA EML est sur ce plan une spécialité dont ils peuvent se targuer tant leur argumentation est peu étayée. Le rapport du délégataire devient par leur interprétation celui du président.

Je pourrai prendre cela comme un compliment, car effectivement c’est un bon rapport. Cependant ce serait faire peu de cas de l’obligation réglementaire et du travail indiscutable de l’ensemble des cheminots et des chefs de services qui ont contribué à sa rédaction.

Pour le reste, selon une pratique qui leur est propre, il me reproche de faire des propositions que je défends en tant que dirigeant du Parti communiste français comme le SMIC à 1700 € contre lequel apparemment ils militent au nom du principe de réalité qui les animent.

Pour des raisons difficilement explicables ils ne soutiennent pas la réouverture de la ligne ferroviaire en plaine orientale, projet défendu par le président de l’Exécutif lui-même, qui s’est engagé à faire une étude de réalisation. Je m’en suis félicité, non comme un doux rêveur, mais parce que cela recouvre un axe stratégique de développement des CFC à inscrire au PADDUC.

Ils font référence a une proposition que nous faisions dans les années 90 pour garantir à la Corse la maitrise de sa production énergétique avec « des centrales au charbon » à lit fluidisé circulant certaines fonctionnent encore en Allemagne.

Aujourd’hui, faut-il leur rappeler, c’est sous l’autorité de Maria Guidicelli que la mise en œuvre du plan énergétique est conduite notamment la mise en service de la centrale de la centrale de Lucciana au fuel léger dans un premier temps puis au gaz.

Ils me reprochent de vouloir professionnaliser la grève aux CFC. Ils sont bien placés pour savoir que 130 agents n’ont pas fait grève, durant 15 jours en janvier dernier, à ma demande mais pour dénoncer les dispositions, à leurs yeux préjudiciables, de l’accord d’entreprise signé le 14 décembre 2012 uniquement par leur syndicat.

Dans la confusion qui habite leur esprit ils m’attribuent un soutient à la privatisation de la SNCM dont la responsabilité relève du gouvernement Villepin Sarkozy. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire dont nous avons voté la création permettra de remettre de l’ordre dans leurs idées.

Pour ce qui est de l’ouverture de la desserte maritime à la concurrence low cost nos positions et nos votes, y compris les derniers, contre la DSP a minima et la restriction du droit de grève que leurs amis (à leur demande) ont faite inscrire aux OSP, témoignent de notre attachement à un service public de qualité mis en œuvre par les opérateurs historiques CMN et SNCM auxquels ils préfèreraient substituer une compagnie régionale.

Enfin, ils m’accusent d’être à l’origine de la fermeture de Femenia Fabrication entreprise industrielle spécialisée dans le machinisme agricole dont la restructuration à l’échelle de l’Europe dans les années 80 avait conduit au licenciement des 97 ouvriers de « ce fleuron industriel de la Corse » après huit années de luttes syndicales et démocratiques.

Des milliers de personnes ont défilé à leurs côtés à plusieurs reprises pour dire « Femenia campera » ils n’en n’ont pas souvenir. Sans doute n’y étaient-ils pas ! C’est regrettable, comme l’oubli des luttes auxquelles la CGT et le Parti communiste ont pris part pour empêcher la fermeture du chemin de fer dans les années 70 et demander son rattachement à la SNCF.

Cette réponse, sans esprit polémique de ma part, vise uniquement à soutenir la direction de la SA EML, chefs de services et directeur général, dans leur action respectueuse de la démocratie sociale, de la nécessaire transparence dans la gestion et dans l’exécution efficace et scrupuleuse de la convention de service public.

Les provocations n’entameront pas cette volonté de gérer les CFC dans l’intérêt bien compris des usagers, des cheminots, de la CTC autorité délégante et de ce fait de la Corse.

Michel Stefani

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CFC : la direction respecte sa signature et la législation du travail

10 Juin 2013

Les dirigeants du syndicat STC des CFC ont décidé de saisir le TGI pour non respect, selon eux, de l’accord signé le 27 mars par leur organisation, la CGT et le mandataire social de la SAEML en la personne de Monsieur Jean Baptiste Bartoli son DG. La signature de cet accord est intervenue en présence du président de l’OTC au terme de plusieurs mois de négociation placée sous son autorité par mandat de l’Exécutif. Les services de la CTC ont rédigé un PV.

Les 18 jours de conflit, les courriers signés par 190 agents, 5 chefs de service sur 7, l’ensemble des agents du service Comptabilité RH, attestent de la difficulté rencontrée après le 14 décembre 2012, date à laquelle le STC syndicat majoritaire et le président de l’OTC ont signé seuls, une première fois, 7 volets de cet accord avec un addendum post signature.

Dans ces conditions le volet rémunération et ses trois annexes ont été réservées et non signées le 27 mars. Les dirigeants du STC ne peuvent l’ignorer puisqu’il a été précisé que : « les dispositions du statut du personnels des CFC se substituent aux accords d’entreprise protocoles d’accord, relevés de décision en vigueur jusqu’à cette date à l’exception des annexes 1 et 2 relatives à la grille de traitement et au barème de rémunération ainsi que l’annexe 3 en ce qu’elle impacte la rémunération ».

En conséquence, ces annexes feront l’objet d’une négociation interne avec la direction des CFC sous l’égide de la commission mise en place par le CA de la SAEML conformément à ce qui a été acté le 27 mars pour déboucher avant le mois d’octobre 2013 sur un accord.

Entre temps, la négociation annuelle obligatoire (NAO) s’est déroulée incluant l’accord d’intéressement et le rattrapage sur le coût de la vie effectué selon l’évolution du SMIC. Dire que les intérêts matériels moraux des cheminots sont bafoués est sans commune mesure avec cette réalité et plus encore si on tient compte de la régularité mensuelle des réunions du CE et des DP.

La prise en compte de la complémentaire mutuelle ne relève pas exclusivement de la SAEML mais pour partie de la CTC puisqu’un engagement a été pris par le président de l’OTC afin qu’elle puisse être compensée financièrement. Il est question de 250 000 € par an et l’Assemblée de Corse doit en délibérer.

Pour ce qui est de la sécurité santé au travail la direction des CFC y est particulièrement sensible comme la CTC qui a réalisé plusieurs millions d’euros d’investissement notamment dans les installations de Casamozza et projette d’injecter 140 M€ sur 10 ans sur l’ensemble du réseau.

Des cycles de formation des agents sont mis en œuvre dans les domaines prioritaires comme la sécurité ou l’habilitation des tractionnaires voire de gestion et de comptabilité.

Pour le reste personne ne peut imaginer que l’ensemble des dispositions prévues par cet accord du 27 mars auraient pu être appliquées le 28 mars. Par conséquent, on ne peut que s’interroger sur la pertinence de cette stratégie et la défense réelle des intérêts des cheminots.

On notera en effet que ce recours, des dirigeants du STC, est assorti d’une demande d’astreinte de 750 € par jour et par agent (195 000 €/jour) et du versement de 50 000 € de dommages et intérêts au syndicat. Dans le même esprit, il faut savoir qu’ils réclament devant les prud’hommes 2 M€ à la SAEML au prétexte d’une décision de la direction précédente des CFC, selon eux préjudiciable aux agents et imputable à la nouvelle direction.

La Direction des CFC répondra sans crainte dans l’intérêt bien compris des cheminots et du service public et fera la démonstration arguments à l’appui qu’elle respecte sa signature du 27 mars et la législation du travail.

Michel Stefani

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1943, le choix du peuple corse insurgé.

6 Juin 2013

Sur le site internet intitulé Patria Nostra et sous titré Libérazione naziunale et Libérazione suciale, un récent article signé énigmatiquement par A squadra s’en prend aux « jeunesses mélenchonistes » dans une phraséologie menaçante.

Pour égarer ses lecteurs, le rédacteur de cet article de haute pensée politique, tente de faire un parallèle entre le FN et le PCF, sous la « tutelle de Mélenchon », dont le point commun avec LePen serait de vouloir attirer la jeunesse corse « dans la voie du jacobinisme et de la République française ».

L’intolérance réactionnaire transpire à chaque mot. Ces jeunes communistes ne seraient que les « enfants de fonctionnaires membres de la CGT et du PCF », et leurs « mots d'ordres : jacobinisme, droits de vote des étrangers, mariage homosexuel, négation des droits des peuples, etc... »

La réflexion débouche ainsi sur l’affirmation suivante : « il est peu probable que la jeunesse Corse succombe au charme du "vivre ensemble" sous le drapeau tricolore(…) des recrues issues des communautés étrangères, attirées par les perspectives d'emplois de supplétifs subventionnés au sein des appareils municipaux de gauche [qui] pourraient, à termes, être utilisées contre le mouvement national ».

Et enfin, le contraire eut été étonnant, la stigmatisation de cette « génération collaboration » au service « d’un système que le peuple corse devra combattre sans la moindre compromission ».

Pour rafraichir la mémoire de ce sinistre rédacteur anonyme nous lui rappellerons simplement que les jeunes militants communistes en 1943 étaient du côté de la Résistance pour libérer la Corse quand la droite identitaire et irrédentiste se vautrait elle dans la collaboration avec les fascistes et les pétainistes.

Le sacrifice de Dominique, Vincetti, ou Charles Bonafedi, de Danielle Casanova ou Gabriel Peri demeure. Pour autant, il n’est pas dans notre esprit « l’héritage » des seuls communistes mais au delà celui du peuple corse insurgé qui en 1943, comme Pascal Paoli en 1789, a fait le choix de la République française et du progrès social.

Quelques minutes avant de faire face à ses bourreaux en chemises noires, Jean Nicoli écrira à ses camarades communistes « pourquoi ne vous ai-je pas connu plutôt » et à ses proches « Je meurs pour tous les spoliés de la terre ».

Michel Stefani

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