Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Michel Stefani

Indignés d'Air France Michel Stefani écrit au ministre des transports

30 Mai 2012

Monsieur le Ministre,

Le 24 mai dernier, dans un communiqué, vous avez souhaité « qu’une information complète de l'évolution de la situation d'Air France et de ses salariés soit donnée par l'entreprise au gouvernement ». Vous avez également précisé qu’il fallait écarter « tout plan prévoyant des départs non volontaires ».

Tenant compte de votre attention, je me permets de vous alerter sur les récentes décisions de la direction d’Air France concernant les escales corses qui se sont traduites par le licenciement de 45 agents CDI au mépris d’un accord d’entreprise signé en 2005. Les juridictions prud’homales d’Ajaccio et Bastia avaient sanctionné la direction d’Air France en requalifiant les contrats CDD en CDI les 27 et 29 septembre. Cette condamnation a été confirmée le 28 mars par la cour d’appel de Bastia.

Le juge précise que :

·                    la relation contractuelle est requalifiée en relation contractuelle indéterminée à compter du 22 juin 2007,

·                    Constate que la relation contractuelle a été rompue le 30 octobre 2011,

·                    Dit que cette rupture s’analyse en un licenciement irrégulier et sans cause réelle et sérieuse.

Bien qu’ayant l’opportunité d’ordonner la réintégration, que ce soit sur la base de la violation des libertés fondamentales ou sur la base d’un licenciement irrégulier sans cause réelle et sérieuse le juge s’est contenté d’allouer des indemnités. C’est l’objet d’un pourvoi en cassation que les salariés licenciés ont intenté.

Pour justifier sa politique antisociale la direction d’Air France a dans un premier temps demandé, en novembre 2011, à  ses compagnies filiales de ne programmer aucune activité saisonnière à l’été 2012 sur les escales d’Ajaccio et Bastia afin de limiter drastiquement tout recours à des embauches d’intérimaires.

Cette même Direction est allée jusqu’à demander par courrier, en date du 12 janvier 2012, à la direction de la compagnie régionale publique Air Corsica, partenaire sur la desserte de la Corse, de rechercher des prestataires susceptibles d’assurer l’assistance de l’activité ATR, alors même que les personnels Air France en corse l’assuraient depuis l’année 1989. Cette pratique qui consiste à se défaire d’un pourcentage important d’activité pour procéder en définitive à 45 licenciements est scandaleuse.

Ce d’autant plus que ces faits se sont déroulés durant la négociation de la nouvelle DSP pour laquelle la CTC a consenti une augmentation de 11 M€ de la compensation financière versée pour l’exécution des OSP de Paris Orly vers les quatre aéroports de la Corse. On ne peut concevoir que cet effort financier ne soit pas pris en considération alors que la convention de DSP, signée pour 4 ans, garantit l’emploi de tous les agents, les 45 licenciés compris.

De plus le président de l’Exécutif a demandé à la direction d’Air Corsica de casser la convention d’assistance avec ses nouveaux prestataires pour la rendre à Air France dès l’ouverture de la saison IATA hiver.

Comme vous le constatez le dialogue social peut reprendre sur les escales corses entre la direction d’Air France et ses agents à partir de ces éléments de nature à permettre la réintégration des 45 agents licenciés au mois d’avril.

Dans l’attente de vous lire je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, des transports en l’expression de ma parfaite considération.

Michel Stefani

 

Lire la suite

pour réussir le changement

20 Mai 2012

« L’humain d’abord »

Michel STEFANI Josette RISTERUCCI

Candidat(e)s du PCF et du Front de gauche dans la 1ère circonscription de Bastia

 

Après 5 ans de casse sociale, de division de la société, de stigmatisation des allocataires sociaux et des étrangers, de cadeaux aux riches, d’austérité, de casse des services publics et de la protection sociale, d’attaques contre les syndicats ou les corps intermédiaires, la parenthèse ouverte au Fouquet’s en 2007 vient d’être fermée par l’élection de François Hollande. Nous avons évité le pire et le front de gauche y est pour beaucoup. Contrairement aux candidats nationalistes, nous avons appelé clairement à battre à Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle pour faire barrage à son projet politique lourdement influencé par le FN.

 

Nous porterons dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale le programme partagé que nous avons défendu à l’élection présidentielle avec Jean Luc Mélenchon : le SMIC à 1.700€, la retraite à 60 ans, la construction de logements sociaux, la planification écologique, une autre politique de financement de la santé, de l’économie, une remise à plat du système bancaire et du crédit, une nouvelle politique européenne avec l’abandon du Traité Merkel Sarkozy etc…

Pour défendre les intérêts des salariés, des chômeurs et des retraités, des 45 communes de notre circonscription nous proposons conjointement le blocage des prix et des loyers contre la cherté de la vie et une proposition de loi spécifique et prioritaire pour la Corse. On pense également à la dotation de continuité territoriale inscrite au budget de la Nation et gelée depuis 2009 par le gouvernement Sarkozy Fillon occasionnant une perte de 29 M€ pour la CTC. Nous demanderons au gouvernement de réindexer l’enveloppe de continuité territoriale. De même il sera nécessaire d’abroger la réforme des collectivités locales avant d’ouvrir la nouvelle étape de décentralisation annoncée pour garantir la clause de compétence générale, la pérennité des dotations et la justice fiscale.

On le voit maintenant il s’agit, non pas d’obtenir une évolution institutionnelle pour se distinguer coute que coute des autres régions métropolitaines, mais de construire l’alternative à la droite et le premier acte qu’il convient de produire à cet effet c’est la défaite du Député sortant Sauveur Gandolfi Scheit porteur de la politique antisociale de l’UMP et du gouvernement Fillon Sarkozy. L’enjeu des 10 et 17 juin c’est de porter à l’Assemblée Nationale des parlementaires qui résisteront à la droite et au MEDEF, qui soutiendront les mesures favorables aux intérêts de la population et s’opposeront à celles qui iraient à leur encontre.

 

Enfin, si un nouvel espoir surgit en Europe après l’élection de François Hollande c’est précisément parce qu’il propose une réorientation de la politique européenne fondée sur la croissance non sur l’austérité imposée aux peuples. C’est en soi une grande différence avec la logique de mise en concurrence pour affirmer les principes républicains et la solidarité nationale en lieu et place de la compétitivité entre les hommes et les territoires et d’un fédéralisme européen dominé par les marchés financiers.

 

Ainsi nous voulons, aux législatives, prolonger la dynamique à gauche de la présidentielle. C’est pour nous la condition indispensable pour combattre la dangereuse progression du Front national dans notre circonscription et écrire une nouvelle page politique conforme aux attentes populaires, au progrès social et culturel de la Corse avec ses spécificités dans une France solidaire.

 

Tels sont les engagements que nous prenons à travers nos candidatures pour réussir le changement.

Michel Stefani Josette Risterucci

« Place au peuple »

invitations

Nous serions heureux de vous accueillir à l’inauguration de notre permanence située au 5 boulevard Paoli à Bastia le lundi 21 mai à partir de 18 heures.

__________________________________________________________________________________

 

« Mica nati per esse dumati » ce message des indignés d’Air France nous renvoie au refus d’un modèle de société de plus en plus low cost. Transports low cost, santé low cost, nourriture low cost, logement low cost, injustice low cost … la satisfaction des besoins sociaux est ainsi ramenée aux exigences des marchés financiers. L’argent et les profits ont plus d’importance que l’humain.

L’élection présidentielle et la défaite de Nicolas Sarkozy ouvre une page politique nouvelle. Le mensuel Terre Corse lance le débat dans le cadre des législatives à partir de cette lutte exemplaire de dignité porteuse d’espoir et de changement.

 

Nous vous invitons le vendredi 25 mai à 18 heures Salle polyvalente de Lupino à Bastia pour en débattre après la projection du Film réalisé par Enrico Porsia journaliste indépendant qui retrace ces six mois d’un combat qui n’est pas terminé.

 

Le Journaliste Jean Crozier animera le débat auquel participeront Charly Levenard, Miguel Fortea dirigeant national de la CGT

Michel Stefani Josette Risterucci Marie Jeanne Fedi Charles Casabianca candidat(e)s du PCF et du Front de gauche.

__________________________________________________________________________________



Réunion publique

BASTIA

Michel STEFANI-Josette RISTERUCCI

Marie Jeanne FEDI-Charles CASABIANCA

candidat(e)s du PCF et du Front de gauche.

Sous la présidence d’Ange ROVERE 1er adjoint de Bastia

Jeudi 7 juin 18 heures 30

Salle polyvalente de Lupino

________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Lire la suite

Renforcer nos services sur la Balagne est une priorité.

1 Mai 2012

Les dirigeants du syndicat STC des Chemins de fer de la Corse se sont exprimés dans la presse (Corse Matin du 27 04 2012) en me mettant en cause pour mon « optimisme béat », ma « gestion clientéliste » une « ingérence politique » et enfin pour un « délit caractérisé ».

La réponse unanime de l’Assemblée de Corse s’agissant de la ligne de chemin de fer en plaine orientale montre que mon « optimisme béat » est à présent, je m’en félicite, largement partagé. L’accusation de « gestion clientéliste », étayée par aucun argument, aura suffisamment alerté les lecteurs pour ne pas s’y attarder. Il en va de même pour « l’ingérence politique », sauf à considérer que l’actionnaire majoritaire qu’est la Collectivité territoriale ne doive plus assumer ses responsabilités. Enfin pour ce qui est du « délit caractérisé » le juge, s’il est saisi, pourra utilement se prononcer sachant que je me suis présenté à deux réunions avec les délégués du personnel alors que le directeur général venait de prendre ses fonctions et devait répondre au pied levé à des questions posées lors des précédentes réunions que je présidais.

Il me semble également juste de préciser que le 3 avril dernier, lors du Conseil d’administration, j’ai proposé aux administrateurs de valider la nomination du Directeur général, du Directeur d’exploitation et du Directeur délégué technique. Pour ce dernier les objections de plusieurs administrateurs m’ont amené à retirer ma proposition. Les syndicalistes y siégeant le savent parfaitement. Pour pallier à cette situation nous nous sommes immédiatement adressés à la SNCF, afin de pouvoir disposer au plus vite d’un spécialiste en la matière dans le cadre de la convention d’assistance établie à travers notre partenariat.

Je laisse donc le soin au lecteur, même néophyte, d’estimer si les disfonctionnements d’un service (matériel traction) peuvent être imputés à cette absence de directeur délégué technique, du reste antérieure à ma prise de fonction, en considérant que le responsable de ce service est normalement secondé par un chef de dépôt, un chef traction et un chef d’atelier.

Nous manquons, c’est vrai, de moyens matériels, mais il est exagéré de dire que les AMG nécessitent deux heures de maintenance pour une heure d’exploitation. Cependant, nous œuvrons à la remise en service de trois rames « 2000 » en état de marche mais arrêtées depuis près de deux ans. Une série de contrôles et d’équipements doivent être réalisés et installés. Nous examinons avec la SNCF comment et cela peut se faire rapidement. Cela implique également de prendre quelques dispositions d’organisation du point de vue du calendrier de maintenance des matériels. Ainsi nous espérons très prochainement renforcer nos services sur la Balagne. C’est une priorité.

Michel STEFANI

Lire la suite