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Michel Stefani

"Sauver le corse c'est sauver le bilinguisme franco corse"

29 Juillet 2009

Pour sa dernière session l'Assemblée de Corse était appelée à se prononcer sur une motion déposée par Jean Guy Talamoni demandant un statut d'officialité de la langue Corse.

Les élu(e)s du groupe communiste républicain et citoyen se sont inscrit dans le débat sans détour avec franchise et clarté. C'est ce que montre l'intervention de Dominique Bucchini dont nous publions ici l'intégralité. L'amendements qu'il proposera sera repris ensuite et voté finalement en substitution à la motion initiale. Il sera rejeté. La droite et le PRG voteront contre (28) les autres groupes CRC CSD Nationalistes et intergroupe voteront pour (19).

Pour le président du Groupe communiste républicain et citoyen :"Si personne ne met en doute l'attachement des uns et des autres force est de reconnaître qu' il faut encourager plus encore l'apprentissage et l'usage de la langue corse comme l'accès à la culture corse. Le système d'éducation et de formation comme la politique publique d'action culturelle sont par définition les espaces où cet encouragement doit être impulsé en priorité. Cela nous semble d'autant plus évident que la globalisation culturelle standardisée, la construction européenne elle-même sinon le capitalisme mondialisé, exacerbent le besoin d'un retour aux sources mais aussi celui de découvrir.

Le sentiment de perte d'appartenance sociale et la frustration de ceux qui n'ont pas accès à la formation, à l'information et aux échanges, alimentent ce phénomène contradictoire. La précarité, l’isolement conduisent alors au rejet et au repli face à un système qui broie les hommes, leur statut social, leurs origines. Le passé et les valeurs "ancestrales" deviennent, parfois à tort, de nouvelles références pour des rapports sociaux, dans certains cas non laïcs, fondés sur une conception ethnique voire communautariste.

Aujourd'hui le bilinguisme doit s'inscrire dans un projet sociétal dont la caractéristique essentielle serait l'ouverture face à ces risques terribles. Dans cet esprit d'ailleurs nous rejetons l'idée de la sélection à l'embauche par la maîtrise de la langue pour "corsiser" l'emploi. Ainsi, l'avenir de notre langue ne peut se concevoir valablement si, érigée en dogme, elle devient un obstacle au rapprochement des hommes, à l'universalité culturelle, à la nécessité de s'approprier une identité et une culture en mouvement perpétuel.

Jean Baptiste MARCELLESI, sociolinguiste mondialement reconnu, expliquait en 1985 dans une brochure (1) intitulée "pour une politique démocratique de la langue" : "Sauver le corse c'est sauver le bilinguisme franco corse…. déclarer son attachement au corse et au français". Il s'agissait alors de promouvoir le bilinguisme par la co-officialité.

Voila pourquoi, au-delà de la ratification de la Charte européenne des langues régionales, la France doit à la fois préserver son exception culturelle mais également consacrer les moyens, humains techniques et financiers, nécessaires à une réelle promotion des langues et cultures régionales. Pour cela, la modification de la Constitution et l'adoption d'une loi sont indispensables pour donner aux langues de France un statut et aux cultures régionales un cadre permettant à long terme cette promotion et leur plein épanouissement.

Dans ce but, il faut évaluer ce que leur revitalisation peut apporter aux rapports sociaux et à l'essor culturel du pays et définir au mieux l'engagement de l'Etat. À défaut, leur avenir resterait incertain et à terme la part du patrimoine national qu'elles constituent serait définitivement perdue. Ainsi définie, dans un cadre national de responsabilité publique, cette politique serait d'autant plus efficace qu'elle afficherait une ambition décentralisatrice forte donnant aux régions la capacité d'adapter les objectifs communs aux particularités de chacune d'elle.

L'enjeu, c'est effectivement, à nos yeux, de fonder, dans la reconnaissance et la connaissance de l’autre, une société généreuse, solidaire conjuguant la citoyenneté, l'épanouissement de la personne et la dignité humaine. Force est de reconnaître que nous n'en sommes pas là. La politique gouvernementale y est pour beaucoup.

En conséquence nous proposons les amendements suivants :

Au titre de la motion :

Langue corse : statut non pas d'officialité mais de co-officialité.

S'agissant de la motion :

L'Assemblée de Corse

Affirme solennellement que la langue corse doit bénéficier d'un statut de co-officialité, conçu, élaboré et mis en œuvre, non en concurrence avec la langue de la République mais en complémentarité avec elle.

Demande que tous les moyens constitutionnels soient trouvés pour permettre l'évolution du statut des langues régionales ou minoritaires en vue d'autoriser leur co-officialité.

Décide pour ce qui concerne les domaines de compétences de la CTC et, sans attendre les évolutions constitutionnelles indispensables, de mettre en pratique certains principes de ce statut notamment en organisant progressivement la traduction en langue corse de ses délibérations et autres actes administratifs".

TC

(1) Brochure publiée par TERRE CORSE présentant la position des communistes sur le bilinguisme.

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La prévention et la lutte contre les incendies exigent des moyens

29 Juillet 2009

La Corse brûle et dans de telles circonstances nous pensons à ces familles qui ont perdu leurs biens, leur outil de travail, aux soldats du feu blessés pour combattre ces incendies.

Il y a la folie meurtrière de quelques individus aux instincts pyromanes, il y a l'accident et bien sur dans tous les cas l'impérieuse nécessité de définir les causes, de rechercher les responsables et quand il y en a de les sanctionner en conséquence. Pour autant cela ne suffit pas, nous le voyons malheureusement, 6 000 hectares d'une rare beauté sont détruits et on ne peut réduire la question à la seule répression. Avec l'aggravation des conditions climatiques, sécheresse, grande chaleur et vents, les risques sont décuplés mais, malgré les mises en gardes, les moyens de la prévention et de la lutte ne l'ont pas été proportionnellement. Or pour faire face à de tels défis la chance est une alliée sur laquelle on ne peut compter indéfiniment. Par conséquent il faut entretenir la forêt, la rendre accessible autant que faire se peut, réintroduire l'activité humaine et pourquoi pas réfléchir à des débouchés industriels comme la pâte à papier.

On se félicite de la régénération importante de nos forêts, à juste titre, mais le problème est que celle-ci est totalement anarchique. La casse du service public en général et de l'ONF en particulier, la désertification, le transfert de charges sur les collectivités locales et le désengagement de l'Etat rendent tout "contrôle" impossible. Or la France est un pays qui dispose des ressources nécessaires si toutefois le gouvernement, celui-ci comme les précédents d'ailleurs, décide de les rechercher et de les mobiliser notamment en les prélevant sur les dépenses d'armement. Entretenir la forêt et le maquis a un coût, lutter contre les incendies aussi et l'argument selon lequel on ne peut faire plus ne tient pas. Les propos du ministre de l'Intérieur le démontrent quand il déclare que les incendies de Corse du Sud mobilisent 70 % des moyens de la France.

Un rapide regard sur l'ensemble du pourtour méditerranéen montre de la même façon que l'Europe est discréditée elle aussi en ce domaine. En effet nous avons vu l'Espagne, l'Italie et même la Grèce touchées en même temps par le feu et manquer cruellement de moyens de lutte. La création d'une flotte européenne de bombardier d'eau et autres engins de largage aériens, aurait déjà dû être prévue comme une mutualisation des moyens. Encore une fois on prévoit cela dans les conflits militaires alors pourquoi ne pas le faire pour combattre les incendies.

A l'heure du Grenelle de l'environnement et du développement durable n'est ce pas là une dimension incontournable pour le respect du patrimoine environnemental et sa valorisation sans parler des gaz à effets de serre ceux que la forêt n'absorbera plus dans son cycle naturel et ceux qu'elle a rejeté en se consumant.

La prévention et la lutte contre les incendies exigent des moyens humains, techniques, et financiers autrement plus importants que ceux actuellement dévolus. Cela implique une autre politique du gouvernement car il s'agit d'une responsabilité qui incombe à l'Etat.

Dominique BUCCHINI

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"ne pas tricher sur la question des bas salaires et de la vie chère en Corse"

10 Juillet 2009

Concocté par le Gouvernement, à la demande du MEDEF, porté par Martin HIRSCH, le RSA a était présenté comme un complément de ressources à celles et ceux qui sont dans les plus grandes difficultés. Cependant, au-delà de l'abondante publicité gouvernementale, il s'agit de déréglementation du travail, de précarité accrue des travailleurs que l'on veut toujours plus corvéable. Le patronat dispose avec ce "nouvel outil" d'un moyen de pression supplémentaire pour tirer les salaires vers le bas, poursuivre l’attaque contre le SMIC, développer le travail à temps partiel. Or, pour qu’il n’y ait plus de travailleurs pauvres, il faut augmenter les salaires. Et les moyens existent pour cela : les profits des grosses entreprises, les parachutes dorés, les stocks option, les cadeaux fiscaux aux riches etc ...

Dans les faits, il y a les personnes dites"employables" orientées vers Pôle Emploi, dans une période où les débouchés sont inexistants, surtout pour les personnes qui n’ont pas ou peu de qualification et de formation. De l’autre, les personnes dites" inemployables" qui devront se retourner vers les services sociaux du Conseil général et des CCAS des communes chargés de les accompagner vers des actions d’insertion sociale. Les budgets des collectivités étant déjà étranglés par les précédents transferts de charges non compensés, le financement du RSA posera de sérieux problèmes. L’abrogation du bouclier fiscal permettrait d'y remédier mais, en l'absence d'élus communistes au Conseil général de Haute Corse, personne n'a évoqué cette possibilité devant Martin HIRSCH. Il faut dire que la droite hurle contre cette proposition.

Dans ces conditions, des personnes en difficultés percevront une peu plus, ce qui n’est pas négligeable dans le contexte actuel, mais l'immense majorité ne connaîtra aucune amélioration sensible. Dans une région qui compte 19 000 foyers aux ressources inférieures à 880 € il faut s'attaquer fondamentalement à la précarité et à la pauvreté et pour cela ne pas tricher sur la question de l'emploi et de la formation, ni sur celle des bas salaires et de la cherté de la vie.

Michel STEFANI

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"le maître incontestable du discours hypocrite"

10 Juillet 2009

En ce début d’été, pendant que ceux qui peuvent (encore) prendre des vacances sont sur le départ, l’Assemblée nationale débat d’un projet de loi sur le travail du dimanche. Derrière un discours qui abuse des mots comme innovation ou modernité, la droite française se montre des plus réactionnaire. Car la ligne de partage est bien à cet endroit où se distingue en terme de choix politiques les reculs de société du progrès social. Nous en sommes là avec l'allongement de la durée hebdomadaire du temps de travail jusqu'à 65 h l'âge de départ à la retraite à 67 ans et maintenant le travail du dimanche autrement le 7jours sur 7. A quand le travail des enfants ?

Notre omni président Nicolas Sarkozy, en croisade perpétuelle pour le MEDEF, vient expliquer avec toute l'autorité qui sied à sa fonction pourquoi il faut travailler le dimanche. Le monarque de Neuilly aurait mal supporté que Madame Obama n'ait pas pu le 7 juin dernier faire du shopping à Paris. Voici ses propos : « Est-ce qu’il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » Le fait qu'il se soit ainsi placer hors le droit du travail est déjà significatif, alors qu'il est le garant de la Constitution, de la dérive monarchique du régime. C'est l'arrogance du riche quand il s'agit de ses privilèges.

On le sait les conditions de vie des salariés dans les zones touristiques, souvent des jeunes, sont déplorables : salaires médiocres, horaires sans limites, travail 7 jours sur 7, logements indignes, une exploitation totale. Dans ces zones les magasins sont généralement ouverts par dérogation le dimanche. Ils ne le seraient pas davantage mais les salariés n’auraient plus la loi avec eux pour réclamer les compensations en salaire et en récupérations. Si la loi doit être modifiée, elle ne peut l'être que pour renforcer les droits des salariés déjà contraints par la subordination face à des employeurs trop souvent sans scrupule.

Depuis des années les élus communistes réclament à l'Assemblée de Corse des mesures tendant à améliorer le sort des travailleurs saisonniers. La loi de la droite sur le travail le dimanche dans les zones touristiques va plus loin dans le sens opposé. Mieux encore il paraît que toute la Corse serait classée zone touristique. En 36 les travailleurs criaient : « nous ne voulons plus vivre pour travailler, mais travailler pour vivre ». 70 ans plus tard c'est plus que jamais d'actualité. Ou est l'archaïsme, ou est la modernité poser la question c'est y répondre. Comme quoi le langage peut être trompeur et Nicolas Sarkozy le maître incontestable du discours hypocrite.

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Michel Stefani : "La campagne des régionales a commencé"

2 Juillet 2009

L'élu territorial revient dans cette interview sur le retrait du PADDUC, le changement de mode de scrutin, le Congrès de Versailles, les prochaines échéances régionales.

Le retrait du PADDUC vous a laissé désemparé ?
Non, ni désemparé, ni admiratif mais plutôt combatif face à une manœuvre antidémocratique que la droite a aggravée ensuite avec le tripatouillage de mode scrutin. C'est d'autant plus dommageable que la dérive affairiste et mafieuse s'aggrave, la multiplication des assassinats tant à le démontrer, et que cette situation exige au contraire plus de transparence, de démocratie et de citoyenneté.
Dès lors qu'il était battu quel intérêt pour l'Exécutif de vous soumettre son projet ?
L'intérêt de la démocratie. Et à travers le respect des élus celui du peuple qui a été privé du débat contradictoire sur ce projet. Le mépris est souvent un aveu de faiblesse.
Vous proposez un référendum est ce crédible à 9 mois des échéances ?
Si véritablement l'Exécutif ne craint pas l'avis du peuple, il acceptera de l'organiser conformément à la motion déposée par Dominique Bucchini (1). Dans le cas contraire il montrera que l'audace démocratique n'est vraiment pas de son côté. A ce moment là les Corses devront se saisir de cet enjeu pour l'obtenir et les communistes y contribueront de toutes leurs forces.
Qu'est-ce qui vous choque dans le nouveau mode de scrutin ?
Au-delà de la volonté des clans de se "perpétuer" au pouvoir, il y a une remise en cause de l'esprit du Statut particulier et de la loi de janvier 2002 dont la Corse a été dotée pour favoriser l'expression de toutes les sensibilités au sein de l'Assemblée de Corse. C'était une exigence démocratique, elle ne l'est plus pour des intérêts électoralistes partisans alors que nous voyons se profiler plus loin des intérêts opaques, puissants et particuliers.
Mais la CTC est ingérable sans majorité ?
C'est faux, depuis 1992 aucun Exécutif n'a été renversé. En revanche, limiter le rôle des élus et le contre pouvoir qu'ils peuvent y exercer, ne la rendra pas plus facile à gérer. Il y aura des effets par ailleurs. Même difficile à mettre en œuvre, la motion de défiance a été imaginée pour éviter justement que l'Assemblée de Corse ne soit un nain face l'Exécutif.
Le PRG revendique la paternité de cette évolution il est pourtant votre allié ?
En ce faisant l'instrument d'une droite dont on voit chaque jour à quel point la politique va l'encontre des intérêts populaires, le PRG a montré une conception du rassemblement qui nie la diversité à gauche. Les petits arrangements avec l'Élysée pour des strapontins au gouvernement l'affaiblissent un peu plus.
Peut-on dire que la Campagne des régionales a commencée ?
C'est évident, mais il serait dangereux et irresponsable de considérer que l'an prochain après la campagne électorale, un résultat favorable à la majorité régionale de droite aurait valeur de validation de son PADDUC.
Autrement dit vous pensez que la droite remportera les élections régionales ?
Pas du tout et la mandature montre assez clairement que nous avons été très souvent, pour ne pas dire tout le temps, la seule véritable opposition de gauche dans cette Assemblée. Nous mènerons cette bataille électorale avec détermination pour rassembler largement et la battre.
Avec quels arguments ?
Un bref regard sur la situation économique et sociale révèle, cruellement pour les plus vulnérables, où nous en sommes après 25 ans de son pouvoir. Quand quelques centaines de personnes s'enrichissent considérablement dans une région qui compte un peu moins de 300 000 habitants et que parmi ceux-ci 19 000 foyers, 60 000 personnes, vivent avec mois de 880 € par mois, le sens des responsabilités politiques commande de prendre en considération leurs difficultés prioritairement.
En quelques mots que proposez-vous ?
La priorité n'est pas à la "désanctuarisation" et au contournement de la loi littoral afin de permettre une urbanisation de "classe" sur les 200 KM de linéaires côtiers où cela est encore possible. La priorité est à la lutte contre la précarité, contre la vie chère, contre le détournement des dispositifs de réfaction de TVA et de continuité territoriale au bénéfice d'intérêts particuliers et privés.
Vous les avez dénoncez à plusieurs reprises
Oui parce que s'agissant, par exemple, de la continuité territoriale il faudra l'an prochain combler un trou de 20 M€ auquel s'ajoute celui du budget à 50 M€. Voila pourquoi, nous proposons que l'Etat relève sa participation au PEI à 90 %, qu'il s'engage à financer le raccordement de la Corse au GALSI et qu'il participe à la réalisation des 9 000 logements sociaux manquants.
Que pensez-vous du Congrès de Versailles ?
Le miel des mots et l'acide des réformes libérales. Nicolas Sarkozy et l'UMP entendent poursuivre leur politique désastreuse avec la retraite à 67 ans, la diminution de la protection sociale, les milliards pour les grands patrons et les riches et un retour en arrière sur la décentralisation avec un double effet étrangleur les collectivités locales et amplificateur des charges sur les ménages.

Propos recueillis par Noël GRAZIANI pour Terre Corse

le peuple aspire à ce débat

(1) Motion déposée avec demande d'examen prioritaire par Dominique BUCCHINI président du groupe communiste républicain citoyen à l'Assemblée de Corse afin que soit organisé un référendum sur le projet de PADDUC de la majorité régionale de droite.

Considérant que : l'Assemblée de Corse a été privée d'un véritable débat de fond, contradictoire sur tous les aspects du PADDUC ;

Considérant que : l'Exécutif dit vouloir aller au débat à travers la campagne des élections régionales de 2010 ;

Considérant que : ce choix ne serait valablement être considéré comme une procédure de ratification ;

Considérant que : la modification du mode de scrutin, destinée à exclure de l'Assemblée de Corse tout contre pouvoir, renforce le caractère antidémocratique de cette manœuvre ;

Considérant que : le peuple aspire à ce débat en étant partie prenante de l'élaboration de ce projet de société qui engage son avenir ;

L'Assemblée de Corse demande : que la CTC organise un référendum sur le projet de PADDUC de l'Exécutif indépendamment des prochaines élections régionales et avant celles-ci de manière à laisser un délai de quatre mois entre les deux scrutins.

Les groupes Communiste républicain et citoyen, PNC Chjama, Corsica Libéra ont voté pour, L'UMP et le PRG ont voté contre, les autres se sont abstenus. La motion a été rejetée.

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