Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Michel Stefani

Autonomie : Parler contenu et affirmer que les Corses seront consultés

19 Mars 2022

Intervention de Michel Stefani au Conseil National du PCF vendredi 18 mars

En premier lieu je veux dire mon accord avec le rapport d’Igor. Mon intervention ne concernera que la Corse.

Nous nous félicitons que le calme revienne en Corse et qu’un dialogue soit ouvert.

Sans préjuger du relevé de discussions après les 3 jours passés en Corse par le Ministre de l’intérieur nous devons tenir compte des propos de Gerald Darmanin. Celui-ci envisage une autonomie pouvant aller jusqu’à un statut de type polynésien.

Il faut clarifier.

Parlons contenu en rappelant que les réformes institutionnelles ont été nombreuses depuis 1982 mais aussi que l’urgence sociale s’est aggravée. Les inégalités et la pauvreté se sont creusées sans cesse. La cherté de la vie s’est accentuée malgré les dispositifs fiscaux pour faire baisser les prix.

Il faut donc se concentrer sur la réponse aux préoccupations sociales : pouvoir d’achat, santé, logement, culture…

La Corse située ainsi dans l’article 74 de la Constitution (Melenchon a déjà dit oui) sortirait de l’ensemble métropolitain auquel elle participe depuis le 30 novembre 1789 jour ou elle a fait le choix d’adhérer à « la libre Nation française » selon la formule de Pascal Paoli.

En 1943 le peuple corse insurgé a confirmé ce choix en libérant son territoire du fascisme et en confirmant son attachement à la Nation.

C’est pour cela que la Corse n’est pas une région ultrapériphérique ou un territoire d’outre mer.

Qu’adviendra-t-il par exemple du code du travail dans ces conditions, sachant qu’en Corse trop souvent, il est bafoué ?

Alors que les salaires sont les plus bas de France, le patronat insulaire explique déjà qu’il ne peut augmenter les salaires.

On ne peut ignorer, de même, qu’Emmanuel Macron annonce le droit à la différenciation autrement dit la compétition entre les territoires métropolitains.

Oui il faut clarifier et ce qui est valable pour le code du travail l’est aussi pour l’éducation nationale, la politique de santé, la continuité territoriale, la fiscalité, le rôle et la place de l’administration et des services publics… le niveau de la solidarité nationale…

Ce débat ne peut être mené en quelques semaines, le ministre annonce un projet de loi en fin d’année. Les enjeux sont trop importants pour la Corse et l’unité nationale.

Il faut également exiger qu’à l’issue d’un véritable débat démocratique qui permette aux Corses de se prononcer en toute connaissance de cause, un référendum soit organisé.

Nous devons avoir une réflexion avec nos parlementaires, la direction nationale du Parti pour construire une réponse politique cohérente.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article