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Michel Stefani

La meilleure réponse à Gattaz et au patronat

2 Décembre 2015

Plus les coups tombent drus sur les travailleurs plus ceux qui les assènent cherchent à distraire la réflexion de leurs victimes. Il en est ainsi dans le monde de Gattaz, le patron des patrons qui a repris l’étendard, passé dans les années 80 par les mains de son père qui fut comme lui un dirigeant du patronat français l’un des plus puissant du monde.

D’où, peut être, la comparaison saugrenue visant à tirer un trait d’égalité entre le programme commun de la gauche de 1976 et le projet antisocial des Lepen eux aussi candidats à tout de père en fille et petite fille.

Le quotidien patronal les Echos remet le couvert et parle de similitude avec les écrits de Maurice Thorez. Le dénommé Gaspard Koenig écrivain et philosophe, ancien attaché de la ministre Lagarde trempe ainsi sa plume dans l’encre malodorante pour soutenir la démonstration de son mentor du MEDEF a partir d’extraits du programme lepeniste.

Et effectivement l’un et l’autre sont bien placés pour savoir que la caractéristique de l’extrême droite, elle déjeune souvent à la table des grands patrons, c’est de faire de la démagogie sociale et nationale dans l’antichambre du fascisme.

Les capitalistes ne veulent pas entendre parler de solidarité pour eux partager équitablement le fruit de la richesse, produite par les travailleurs, avec le peuple est une chose inconcevable. Les marges sont sacrées, il faut du profit, quitte à crouler sous des montagnes d’or. C’est cette logique absurde qui fait que Gattaz s’invite dans cette campagne électorale par la même porte que ses ancêtres en 1936 face au Front populaire.

Plutôt que de perdre les privilèges de riches et d’exploiteurs il cédera tôt ou tard au monstre qu’il entretient de la plus basse des manières en laissant croire que le vote communiste et le vote Lepen sont comparables. Ces prédécesseurs l’ont fait en 39 en plongeant dans la collaboration quand les militants ouvriers entrés dans la Résistance.

Cette tentative de salir une fois de plus l’idéal communiste en le situant au niveau de son antithèse est méprisable. L’internationalisme et l’humanisme d’un côte, la haine et le repli nationaliste de l’autre, la défense de la protection sociale et du service public d’un côté la remise en cause des mesures favorables aux plus démunis, la chasse à l’emploi public de l’autre, la lutte constante pour le pouvoir d’achat et les salaires rémunérateurs d’un côté, les attaques contre les droits syndicaux et le code du travail de l’autre…

Gattaz sait tout ça. Il sait qui sert les intérêts du capital et qui sert les intérêts des travailleurs. Il mise sur le mensonge. Gattaz, comme le patronat français en général, n’a jamais digéré le programme du Conseil National de la Résistance rédigé en grande partie par des communistes.

En fait l’objectif est de balayer définitivement ces acquis sociaux et démocratiques et d’asseoir le système politique anglo-saxon à travers une recomposition politique nécessaire au maintien de la domination économique, antisociale, antiécologique et politique du capital.

En France le courant anticapitaliste est vivant et il empêche les Gattaz et consorts de dormir tranquillement sur des matelas de fric. Les Lepen sont leurs alliés objectifs.

La meilleure réponse à Gattaz et au patronat le 6 décembre c’est le vote communiste Front de gauche.

Michel Stefani

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