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Michel Stefani

L’union des deux non adversaires de la droite

16 Août 2015

Camille de Rocca Serra nous explique qu'il a toutes les qualités requises pour être président de l'Exécutif, charité bien ordonnée.... Non pas 8+1 dit-il mais 9 autrement dit un Exécutif cohérent. Jose Rossi se plaît à dire qu'il serait un président à temps plein.

Les deux chantent désormais en cœur les louanges de l’union au second tour. Cette affirmation rend plus intéressant l'examen du cheminement chaotique de la droite insulaire. En effet, Jean Jacques Panunzi, soutien de Camille de Rocca Serra, attend réparation de l'affront subit lors de son éviction de la présidence du Conseil Départemental de Corse du Sud…. Jose Rossi doit lui répondre.

Certains, comme Ange Santini, président de l'Exécutif entre 2004 et 2010, sont étrangement muets. Tony Sindali le maire de Corte voit plutôt dans un projet fédérateur l’émergence d'une majorité non partisane. Paul Natali, avec le souvenir amer des sénatoriales et de la trahison subie, exprime toute sa sympathie aux deux sudistes en concurrence et leur propose une troisième option remettant sur orbite Jean Jacques Panunzi. Jean Baggioni, sortant de sa retraite paisible, semble vouloir s'éloigner des alliances contre nature, réalisées à Bastia avec son aval, pour propulser son protégé Jean Martin Mondoloni lequel se verrait bien en troisième ou cinquième position sur la liste de Camille de Rocca Serra.

Venu spécialement à Biguglia avec son porte-parole, le député maire d'Ajaccio, Jose Rossi tenait à concrétiser sa candidature en présence du député de la première circonscription de Haute Corse toujours ulcéré par le comportement irrévérencieux de Camille de Rocca Serra en 2010. La Haute Corse avait été alors méprisée et lui avec. Les frustrations sont tenaces, Stéphanie Grimaldi en est la personnification. Elle devrait retrouver une place sur la liste de José Rossi, derrière Marie Antoinette Santoni Brunelli. Elle, a pris ses distances avec le mouvement corsiste de droite dirigé par Jean Martin Mondoloni. Quelques-uns à droite auraient voulu que ce ticket de la jeunesse intrépide, dressée contre les appareils et le parisianisme, s'affiche comme annoncé mais le risque de ne pas franchir la barre fatidique des 5% vient tempérer les ardeurs.

L'Union de la droite devrait donc se faire au second tour sur un amoncellement de rancœurs politiciennes et tenaces. Les principaux acteurs auront ils la capacité de surmonter la discorde ? La prime de neuf sièges, attribuée à la liste arrivée en tête, en renforce l'exigence. Les deux non adversaires de droite l’affirment. La droite se décomplexe ainsi. De Murtoli à Ajaccio en passant par Biguglia et Porto Vecchio, elle s'affranchit toujours plus du Gaullisme. Dans ce charivari pré-électoral, insignifiant face à l'impérieuse nécessité, pourtant martelée par les uns et les autres, d’agir dans l'intérêt général bien compris, elle prétend reconquérir le pouvoir régional lamentablement exercé jadis.

Michel Stefani

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